Conclusion

Après un mois de traversée entrecoupée d’escales durant lesquelles nous avons découvert des pays et des villes inconnus, nous avons fait la grande boucle autour de l’Argentine, longé le Chili de la Patagonie à l’extrême nord, traversé le Pérou des Andes aux rivages du Pacifique et l’Equateur de la côte océane à la forêt équatoriale.

L’Amérique latine, est un continent surdimensionné aux panoramas extraordinaires de pureté et au panel de couleurs exceptionnel. C’est aussi une terre de grande richesse historique, culturelle et humaine. Nous y avons côtoyé un peuple souriant malgré des conditions de vie parfois très difficile, des hommes courageux ou résignés qui vivent dans des zones à hauts risques, des très pauvres et des très riches (etc) mais durant ces quelques mois nous n’avons jamais vu une personne en colère ou agressive et nous avons pu admirer leur grande tolérance. La société de consommation à outrance n’a pas encore atteint l’Amérique du Sud. Dès lors, pour la population, l’essentiel c’est de Vivre. Nous garderons aussi les images magiques d’une faune spectaculaire et d’une flore éblouissante.

L’Argentine, pays du Tango et des gauchos nous a offert des vues merveilleuses à travers les Andes, la Pampa et les plaines de Mésopotamia, la Patagonie et la région des lacs jusqu’à Ushuaia et l’accueil chaleureux d’une population aimable et très festive. Par contre, nous n’avons pas aimé le « racket » touristique qu’orchestre l’administration du pays qui considère qu’il faut prendre l’argent aux étrangers puisqu’ils sont plus riches (entrées exagérément élevées, amendes abusives, prix « adaptés » en fonction de notre nationalité, etc). Ainsi, nous avons, comme tous les autres voyageurs rencontrés, « explosé » le budget d’autant que les guides touristiques sont totalement obsolètes à ce niveau là.

Le Chili, entre Pacifique et Cordillère des Andes, possède des paysages sublimes et complètement ‘extrêmes’. On admire les glaciers du sud, on contemple la chaîne de volcans et de rivières en forêts on atteint le désert le plus aride du monde, c’est fascinant. Alors que le pays se relève des années de répression et d’horreurs, les chiliens doivent toujours composer avec la menace permanente des séismes. Ils sont très attachés aux traditions, immensément gentils, accueillants et attachants.

Le Pérou possède une grande richesse culturelle mais c’est le plus pauvre des quatre pays que nous avons visités. De la côte sableuse aux sublimes sommets des Andes, jusqu’à atteindre les sites historiques somptueux, c’est aussi, l’un des pays au monde à posséder une telle biodiversité. Pourtant, la pollution des lacs, des rivières, les dépotoirs à ciel ouverts aux entrées et aux sorties des villes (etc) montre bien que l’écologie ne fait pas encore partie des priorités. Malgré ‘ce manque d’hygiène’, le Pérou restera dans nos esprits, le plus « typique », celui où nous avons eu le plus de contacts avec la population et comme la vie n’est pas chère, celui où nous avons pu davantage profiter.

L’Equateur est un tout petit pays aux paysages très divers. Des plages océanes, en passant par la Cordillère majestueuse on a découvert la splendide forêt amazonienne à la végétation luxuriante. On y a rencontré des gens inoubliables d’une bonté et d’une prévenance épatante.

Et puis, il a aura bien sur, le souvenir intarissable du séjour merveilleux aux îles paradisiaques des Galápagos : des paysages naturels d’une profonde pureté, des fonds marins limpides et peuplés d’espèces remarquables et une faune tout à fait incroyable.

Nous avons parcouru plus de 30 000 kilomètres dans une Amérique du Sud kaléidoscopique dont la beauté pure des paysages, l’immensité époustouflante et les couleurs sublimes resteront à jamais gravées dans notre mémoire. Nous n’oublierons pas non plus les voyageurs qui ont croisé notre chemin, les autochtones avec lesquels nous avons tissé des liens ; et nous saurons nous rappeler pendant nos moments de colère, de galère ou d’insatisfaction que de l’autre côté de l’océan d’autres hommes vivent sereinement, une vie bien plus difficile que la nôtre.