vers Buenos Aires

Nous continuons à descendre vers Buenos Aires en passant par la région de Mercedes mais les fortes pluies des derniers jours nous empêchent d’emprunter la piste qui mène à la réserve d’Esteros del Iberà où nous voulions aller. Nous revoyons avec plaisir les troupeaux de bétail et les fiers gauchos qui sifflent et crient pour les rassembler comme dans les westerns.

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Nous allons voir le tombeau d’Antonio Gil, entouré d’ une multitude de petites chapelles qui reçoivent les offrandes très variées des pèlerins au milieu de milliers de plaques de véhicules, de photos (etc) et de commerces de bibelots à l’effigie du « gauchito ».

Nous nous arrêtons à Yapeyù, petit village où avait été construite la mission jésuite la plus au sud et de laquelle il ne reste que quelques bribes de ruines, les pierres ayant été utilisées pour la construction de certaines maisons. Nous visitons le site protégé qui abrite la maison de naissance du général José San Martin, le plus grand héros national argentin, plus connu sous le surnom du « Libérateur », admirons un arbre de 300 ans, l’église paroissiale décorée de flèches gothiques (etc) et profitons de la quiétude de la bourgade en nous installant confortablement dans le camping en bordure du rio Uruguay.

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Voilà, nous arrivons à Tigre, dernière escale avant Buenos Aires. Ville tranquille à l’orée de la capitale dans le delta aux eaux marrons alimentées par les ruisseaux ferrugineux de la jungle où règne une animation constante : voiliers, canoës, avirons, bateaux de promenades, des navettes bus (etc). Nous passons la matinée au marché de Puerto de Frutos, immense zone commerçante où se côtoient les marchands de fruits, les artisans d’osier, de fleurs séchées, de charcuterie ou de fromages, de madère (etc) avant de profiter à l’ombre des platanes, de la fraîcheur d’une légère brise en regardant le trafic incessant sur le fleuve.