Les cascades d’Iguazu

En les voyant pour la première fois Théodore Roosevelt se serait écrié « pauvre Niagara ».

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Le fleuve Iguazu se sépare en de très nombreux cours d’eau et s’unit au fleuve Paranà à l’endroit baptisé des 3 frontières (Agentine, Brésil, Paraguay) où la lave s’arrêta autrefois. L’eau s’engouffre alors dans une grande faille où se sont formées îles et récifs, en 275 chutes d’une hauteur de 50 à 84 mètres qui se jettent les unes dans les autres ou d’un seul trait. En Argentine, le parc s’étend sur plus de 1900 m et offre la possibilité d’innombrables promenades à travers une foret subtropicale très dense où pullulent les insectes de toutes sortes : les moustiques aussi, mais surtout une multitude de papillons aussi beaux les uns que les autres ; des oiseaux dont le chant est accompagné par le bruit permanent des chutes d’eau, des coatis qui s’aventurent tout près de nous. Les chemins passent directement au dessus ou en dessous des cascades et on découvre donc les chutes quasiment une à une ; nous approchons tout près du gigantesque tourbillon de la Gorge du Diable, où le fleuve tombe en trombes d’eau dans un vacarme hallucinant en nimbant l’air de nuages de brumes cristallines qui dissimulent le bas des chutes. Cependant, pour profiter pleinement de cette beauté naturelle extraordinaire, nous sommes aussi, rentrés au Brésil. De l’autre côté, le chemin est bien plus court mais la vue des saltos plus panoramique ; à certains endroits les passerelles d’accès nous conduisent au plus près du spectacle ; nous sommes subjugués par la puissance de l’eau et trempés par les embruns mais on ne se lasse pas de les regarder surtout quand les arcs en ciel viennent compléter la beauté du tableau.

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Le parc d’Iguazu est (lui aussi) classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité depuis 1986 et les cataratas sont magnifiques et inoubliables ; pour nous elles seront « le clou » de ce voyage fantastique.