Le retour en Argentine

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Nous pensions que d’emprunter la même route serait languissant mais en quelques mois la nature s’est transformée et pour la deuxième fois nous sommes en extase devant tant de splendeurs. Les herbes de la pampa sont devenues énormes et leurs plumets beiges ou rosés s’agitent délicatement sous le souffle du vent, les montagnes se sont couvertes de teintes plus soutenues et nous voyons aujourd’hui un panel de couleurs différent mais tout aussi fantastique : des mauves, des violets, des bleus, s’unissent aux nuances de vert, de brique (etc) ; c’est éblouissant ; les petits lamas sont nés et en paissant en compagnie de leurs parents, ils nous regardent passer curieusement ; le poivre a mûri et forme une multitude de grappes rouges qui dégagent par moment leur odeur épicée ; les arbres bouteilles sont couverts de fleurs délicates et les cactus de fruits épineux ; les salars d’altitude sont imbibés d’eau, des flaques translucides attendent l’évaporation pour laisser place aux étendues de blancheur immaculée. En cette saison, il n’est pas possible d’y accéder avec le camping-car et nous ne pouvons pas retenter nos photos « montage », mais nous nous promenons dans l’usine située au milieu de nulle part, à plus de 4200 m d’altitude. Des briques taillées dans l’épaisseur de la surface sont utilisées pour la fabrique de meubles de jardin et de bibelots, des pelleteuses agissent sur les surfaces asséchées, des semis sont chargées de gros sacs de sel, (etc). La maison des gardiens en terre cuite, un superbe gril solaire, un four à bois, un puits ; la vie peu ordinaire de dizaines d’hommes et femmes qui semblent minuscules dans cet espace infini où le blanc devient éblouissant.

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En continuant, nous croiserons aussi, des bourgs totalement isolés, des rivières ardentes et terreuses, des troupeaux de lamas ornés de pompons aux couleurs vives, des décors arides, des formations rocheuses étranges, des zones verdoyantes (etc) rendant notre route riche d’émerveillements malgré le mauvais état de la chaussée .

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Dès qu’on rejoint la région de Jujuy, nous empruntons un itinéraire nouveau afin d’atteindre les chutes d’Iguazu. Le désert a laissé place à la pampa où dans les herbes hautes broutent d’innombrables vaches, des chèvres et des chevaux. Des milliers d’insectes peuplent ces zones humides : des criquets géants, des libellules, des papillons (etc) et une grande variété d’oiseaux vient s’y reposer. Nous passons le fleuve Tragadero en crue et apercevons des maisons complètement inondées avant d’atteindre le Paso de la Patria, où Eliane et Jean Michel nous ont indiqué l’adresse d’un ami où nous allons passer quelques jours.