Au revoir le Chili

Nous nous présentons à la frontière du Chili à Tacna vers 17 heures. Rappelez-vous comme nous étions contents de la passer assez rapidement en venant et bien cette fois nous allons y rester plus de 3 heures. Après un contrôle des papiers un peu long puisqu’il y avait les passagers d’un bus devant nous, nous avons eu la fouille intérieure où l’on nous a « confisqué » nos graines à pop corn (graines interdites) nous avons eu en plus et pour la première fois droit au passage du camping-car aux rayons X. Là, horreur : ça clignote, ça sonne et à nouveau fouille pour s’apercevoir que ce n’est que notre réserve de piles qui à déclencher l’alarme. Du coup, nous avons une nouvelle fois, dormi devant le poste de frontière avant de repartir pour les 500 km qui nous restent à parcourir jusqu’au « Casa del Valle ».

La panaméricaine continue encore à border la côte mais une épaisse chape de brouillard, appelé ici « camanchaca » dissimule les falaises découpées. Nous entamons ensuite les terres désertiques et, sur la route qui mène à Chuquicamata, nous suivons un convoi exceptionnel transportant jusqu’à la mine un nouveau camions aux roues gigantesques, croisons des lacs salés aux teintes pourpres et des troupeaux de vigognes qui fuient dès qu’on s’arrête pour les photographier.

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Nous passons 2 jours dans le camping où nous avons rencontrés Eliane et Jean Michel qui désormais continuent leur voyage dans le sud argentin. Un peu de repos, quelques courses et surtout un grand nettoyage du camping-car puisque nous avons l’eau et l’électricité à volonté, et une machine à laver à disposition, avant de continuer la traversée du pays.

Après une dernière halte à San Pedro d’Atacama où nous revoyons avec émerveillement le volcan Licancàbur au sommet enneigé qui tranche dans le ciel parfaitement bleu, le joli petit village aux maisons en pisé, l’adorable église coloniale, nous continuons dans le désert ourlé cette fois, par les Andes et la chaine de volcans dont quelques sommets sont encore plus blancs qu’il y a quelques mois en cette fin d’été au Chili. Dans les étendues immenses et arides, le sel, les minéraux colorent le sable de teintes pastel formidables, les lacs ont commencé à geler la nuit et sous le soleil matinal des fumeroles s’échappent à la surface de l’eau si limpide et calme que les hauts sommets alentours et les nuages s’y reflètent dedans.

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Le pays n’est pas très large (environ 200 km) et nous arrivons vite à la frontière du « Paso de Jama » que nous franchissons en moins d’un quart d’heure. Et oui.

Au revoir merveilleux Chili à la population si avenante, calme, réservée et tellement hospitalière et aux beaux paysages contrastés : le désert aride, le Pacifique d’un côté, la Cordillère de l’autre, des glaciers, des forêts, des vallons, des volcans et tant d’autres décors fantastiques aux couleurs sublimes.