Fin Equateur

Déjà 3 semaines se sont écoulées quand Guitoue et Marcou nous quittent pour regagner la France ; c’est évidemment trop rapide mais nous garderons tous des souvenirs merveilleux de ce séjour en Equateur et des rencontres que nous y avons faites. Catalina et Donovan nous escortent sur la bonne route avant de déposer Guitoue et Marcou à l’aéroport, quelques signes, des sourires malgré nos cœurs gros et nous continuons tous les deux à descendre vers le centre sud du pays.

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En ce week-end du début mars c’est le Carnaval en Equateur. De vendredi à lundi, les manifestions de rues sont nombreuses et la musique et les rires inondent les routes tout autant que l’eau que les gens jettent au passage des véhicules. Personne ne s’en plaint car il fait actuellement une chaleur lourde et ceux qui ne participent pas à asperger les passants vont se baigner dans les fontaines publiques, les rivières, les cascades ; c’est une grande récréation générale où tout le monde s’amuse, chante et fait la fête dans une ambiance « Bonne Enfant » très conviviale.

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Nous redescendons en empruntant la route de montagne qui devient souvent piste, longeant des hectares de bananeraies, des champs de canne à sucre, de café, d’ananas, des paysages verdoyants parsemés de quelques habitations très isolées, énormément de rizières à l’odeur envahissante ; nous dénichons sans arrêt des fleurs magnifiques, des arbres majestueux, des fruits abondants (cultures de manguiers) ; nous croisons quelques troupeaux et leurs gardiens, des petits villages paisibles et des habitants toujours souriants et étonnés de voir notre « casa rolante ».

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En vrac :

Nous avons beaucoup apprécié le foie gras et les deux pâtés que Guitoue et Marcou avaient amenés dans leurs bagages.

Il y a beaucoup de maisons sur pilotis en Equateur à cause de l’humidité (saison des pluies) et des bestioles (serpents, araignées et autres insectes).

Etonnés de voir de nombreuses maisons abandonnées tandis qu’on en construit ça et là des neuves on nous a expliqué qu’ici tout avait une âme, y compris donc les objets. Tant et si bien que lorsque tous les occupants d’une maison ne sont plus, la maison meurt elle aussi.

Les Equatoriens ont le sens de la famille et vivent toutes générations confondues sous le même toit sans se prendre la tête. Nous n’avons jamais vu quelqu’un se mettre en colère ou s’énerver mais de nombreux hamacs et même des brouettes aménagées.

Des combats de coq se déroulent partout et les gallinacés sont très bien traités jusqu’au jour de l’entrée de l’arène (nous n’avons pas souhaité assister au spectacle).

L’école primaire est désormais gratuite mais certains enfants n’y vont pas du tout ou irrégulièrement ; ils travaillent pour subvenir à leur famille comme au Pérou (gardien de troupeau, cireur de chaussures, vendeur de rue, porteur d’eau (etc).