Guayaquil

Avant de nous rendre en bord de mer, nous passons par Guayaquil afin de trouver un parking sécurisé pour laisser le camping car durant notre séjour aux îles Galápagos la semaine suivante. Une fois le prix négocié, le gardien du garage retenu, nous donne rendez-vous le samedi à 17 h et nous partons l’esprit tranquille vers la côte Pacifique.

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Nous découvrons de sympathiques petits villages de pêcheurs et passons de longs moments à regarder les hommes en file indienne tirer les filets hors de l’eau (le dernier lâche la corde et revient en premier, etc. En France ce système est encore utilisé et s’appelle « tirer la caluche »), et ceux qui plongent en narguilé et qui remontent leurs prises dans les embarcations fragiles balancées par les vagues : Sur les étals en plein air se vendent : beaucoup de « camarones », grosses crevettes qui se préparent ici en beignets légèrement épicés, des huitres énormes marinées dans du jus de citron, des dorades coryphènes, des milliers de lançons et bien d’autres poissons dont nous ignorons les noms. Nous profitons des belles plages et surtout de l’eau qui nous rafraîchit agréablement car la température extérieure atteint 38°. Le soir, les restaurateurs locaux nous accueillent chaleureusement (la langouste entière grillée coûte 6 euros !) et nous offrent l’hospitalité pour la nuit.

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Le samedi, comme convenu nous remontons vers la ville et la chaleur étouffante afin de préparer notre départ de lundi matin. Mais, lorsque nous arrivons au parking, le gardien a changé d’avis et refuse qu’on gare le camping car malgré les engagements qui avaient été pris. Nous voilà donc, en colère et errants sur les grandes avenues de Guayaquil à la recherche d’un stationnement dans une mégalopole inconnue, tentaculaire et réputée « dangereuse ». En nous dirigeant vers l’aéroport, nous remarquons alors un 4X4 rouge dont la conductrice et son jeune passager nous lancent des signes d’admiration pour notre véhicule ; dans la circulation dense, nous leur demandons de s’arrêter afin de nous indiquer un endroit pour nous garer et nous faisons alors connaissance de Catalina et de son fils Donovan : un ange et son chérubin. Incroyable, que cette jolie jeune femme et son enfant, abandonnent leur route, leur emploi du temps, leur temps tout court pour se porter à notre secours avec une spontanéité, un naturel, et une efficacité époustouflante. Guitoue, qui maîtrise le mieux de nous quatre l’espagnol, lui a expliqué la situation et en 5 minutes Catalina a téléphoné et reçu une réponse affirmative afin que nous puissions stationner le camping car dans l’enceinte du GOE (Groupe Opérations Especiales) soit notre GIGN national ! Elle nous précède et nous accompagne dans cette « forteresse » où vivent et s’entraînent ces policiers expérimentés. En fait, Catalina dirige une société de sécurité et connaît très bien le commandant du GOE et ses hommes qui nous accueillent gratuitement et gentiment et nous autorisent même à utiliser leur salle de restaurant, sanitaires et piscine d’entrainement (6 mètres de profondeur). Nous pouvons partir tranquilles aux Galápagos, voici un endroit où notre véhicule sera sans nul doute en sécurité.

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L’histoire aurait pu s’arrêter là mais non, en plus de nous rendre cet immense service, Catalina nous amène le dimanche à bord de sa voiture pour visiter les principaux sites de la ville : la superbe cathédrale, le parc des iguanes (le matin ces gros lézards préhistoriques descendent des arbres et se promènent dans le square au milieu des touristes avant de regrimper le soir sur les branches), le Malécon 2000 où stationne le bateau Henri Morgan sur le rio Guayas est une longue promenade comme la promenade des Anglais à Nice, le quartier chic de Guayaquil Samborondon avec sa galerie marchande « très huppée », le marché artisanal, etc. Journée superbe où l’on a encore apprécié la gentillesse et la disponibilité de Catalina.

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En ce lundi matin, jour de notre départ pour l’île San Cristobal, nous attendons le taxi qui doit nous mener à l’aéroport lorsqu’on a la surprise de voir arriver Catalina avec une casquette de chauffeur ; elle travaille mais n’a pu s’empêcher de nous servir de taxi une nouvelle fois et de nous accompagner pour les formalités à l’aéroport avant de nous donner rendez vous vendredi pour nous ramener jusqu’au camping-car : femme exceptionnelle qui a le cœur sur la main.