Arrivée au Pérou

Voilà nous entamons le Pérou et ne divulguerons pas tout car nous sommes en mission « repérage » pour Eric et Virginie qui nous rejoignent le 19 janvier.

Le pays a une densité de 22 habitants au kilomètre carré contre 110 en France alors qu’il est 2, 5 fois plus grand, vous pouvez donc imaginez les kilomètres désertiques que nous devons traverser avant de rencontrer âme qui vive. Des distances énormes de désert et de montagnes arides où vivent des vigognes sauvages et de rares fermiers cultivant beaucoup la pommes de terre et garants des anciennes coutumes, des éleveurs d’alpagas et de lamas, des gardiennes de troupeaux qui tissent la laine ; bref, des lieux où le temps semble carrément s’être arrêté il y a bien longtemps.

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Pourtant lorsqu’on atteint une ville, au début, c’est le choc : il semble qu’ici aussi la population entière s’agglutine dans les grandes métropoles où il est davantage aisé de gagner ‘sa croute’. C’est impressionnant d’entrer dans une de ces grandes citées ou tout est désordonné. : les touc-touc (mobylette taxi carrossée), les pous-pous (vélo à remorque à l’avant), les tricycles, les vieilles guimbardes, les pic up, les camions , tous circulent anarchiquement en traversant les rues commerçantes animées et en soulevant poussière, et créant un concerto de klaxons (la circulation fonctionne comme au Brésil, au tut tut), des publicités trônent partout et n’importe où, des poubelles sont répandues au milieu des ronds points où s’affairent des chiens affamés, des avenues bourgeoises coquettes au quartiers plus modestes construits de briques et de brocs tout contribue à créer un immense capharnaüm qui inquiète au départ. Ensuite, on rentre dans ce tumulte effréné et devant l’accueil et la gentillesse de la population, la beauté des monuments et des vestiges historiques, on s’empreigne et on reprend confiance. On se régale à regarder cette agitation, les étals parfois plus qu’étonnants, les gens vêtus des costumes traditionnels mêlés à ceux de la jeunesse moderne : le Pérou, en plus des paysages c’est un autre monde pour les coutumes, les traditions : c’est coloré et chaque ville recèle des trésors architecturaux (notamment des époques Conquistadors et Inca) incroyables.

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Nous avons passé notre première nuit, en bordure du Pacifique à Ilo, une de ces villes côtière assez bourgeoise où un colibri est venu butiner les fleurs d’ibiscus juste devant notre fenêtre (voir taille de la fleur pour imaginer la taille de l’oiseau : le plus petit oiseau du monde ou oiseau mouche) ; la deuxième à Yura, petit village aux sources thermales médicinales entouré de cultures pastorales ou nous avons été reçus royalement dans un restaurant fermé où on nous a servi le repas (juste pour nous 2) à la bougie (pas d’électricité) ; la troisième dans la grande ville de Puno près du lac Titicaca où nous préparons l’arrivée des enfants en nous adaptant à l’altitude (3800 mètres) mieux que notre camping-car qui fume énormément et peine à avancer et le système de gaz qui refuse de fonctionner (pas d’eau chaude ni de frigo). Peu importe la température est très agréable le jour et tombe pas mal la nuit. Aujourd’hui, nous sommes le 31 décembre 2010 et nous faisons le réveillon en bordure du lac Titicaca. Nous prenons un repas à base de poulet pané, frites et riz au restaurant local pour 2 euros et nous admirons la vue.

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Il faut imaginer Puno : des milliers de petites maisons à flanc de montagnes entourant et surplombant le lac Titicaca ; en fait, la ville forme un demi-cercle autour du lac. A minuit, les premières fusées sont lâchées et jusqu’à 1 heure et demi du matin du jour de l’an c’est spectaculaire : il semble que tour à tour chaque maison envoie ses fusées et la ville entière s’illumine ; Partout, des lumières multicolores éclatent dans un bruit assourdissant et la nuit scintille de milliers de feux : miraculeux. On se demande, comment dans un pays aussi pauvre la population peut se procurer tant de fusées d’artifice : est-ce la tradition ou est-ce le prix bas et les gens achète ça tout au long de l’année en prévision ou est-ce l’état qui « subventionne » ces achats, toujours est-il que le résultat est sublime, inoubliable : le plus grandiose des feux d’artifice que nous n’ayons jamais vu de notre vie.

Nous renouvelons à tous nos meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2011.