Humberstone

De nombreuses villes abandonnées se trouvent sur la route désertique qui rejoint le Pérou. Ce sont les vestiges des industries minières qui florissaient avant l’apparition des engrais de synthèse. Dans les années 1940, Humberstone était une de ces villes pleine d’énergie où quelques 3000 mineurs exploitaient le nitrate.

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Elle a été pillée, n’est pas toujours entretenue mais, c’est émouvant de se promener dans ces rues et de découvrir les témoignages de la vie intense qu’elle a connue. La piscine construite avec le fer d’un bateau échoué, le théâtre où des starlettes internationales ont fait leurs premiers essais, la salle de danse où l’on imagine tourbillonner les amoureux, l’église bien restaurée, l’hôtel fréquenté à l’époque par les riches industriels, l’école primaire avec les petits bancs en bois et le pupitre du maître, le collège avec sa cours extérieure ombragée, les multiples maisons où trône les anciens poêles à bois, la résidence du directeur, l’administration, l’infirmerie et bien sur l’immense usine avec tous les bâtiments en fer : de l’extraction à la transformation en passant par le conditionnement et le transport, tous possèdent encore quelques machines ou ustensiles qui aident à reconstituer le travail accompli par les ouvriers de l’époque.

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La place publique où se déroulait le marché, les cours de tennis et de basket, les panneaux explicatifs cohérents et bien sur un musée où sont exposés de nombreux « souvenirs » comme photos, chaussures, cigarettes, produits de beauté, vielles machines à écrire outils divers et j’en passe, contribuent à faire de cette visite une journée inoubliable, une remontée dans le temps extraordinaire d’autant que nous étions seuls dans cette ville fantôme, placée au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2005.