Après Valparaiso

Nous continuons à monter et nous arrêtons quelques jours à Los Andes, dans un agréable camping dans les contreforts andins, juste avant la frontière argentine. Nous sommes seuls avec trois chiens de garde, au milieu d’une pelouse arrosée en permanence, nous captons Wifi, nous avons toutes les commodités à une centaine de mètres et pour 3 euros par nuit !

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La route 60 traverse la vallée de l’Aconcagua, passe la frontière chilienne et atteint la région de Mendoza en offrant des paysages magnifiques aux couleurs exceptionnelles. Un joli col grimpe en 29 lacets pour atteindre la plus chique et la plus réputée des stations de ski chilienne : Portillo, juste avant le poste frontière (3185 m) dominé par l’Aconcagua, surnommé « Le toit de l’Amérique » avec ses 6959 mètres d’altitude. Elle longe ensuite les plus hauts sommets d’Amérique dont l’impressionnant volcan Tupungato qui veille sur le petit cimetière où reposent les alpinistes morts dans les sommets andins, Los Pénitentes, énorme barre de pitons rocheux et tant d’autres monts aussi majestueux en suivant le cours tourmenté du rio de las Cuevas a la couleur brique.

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Nous faisons une halte à la ‘Puente del Inca’, arche naturelle de sel pétrifié qui se couvre des couleurs ocre et orange des sédiments sulfureux des eaux chaudes de la rivière. Dommage qu’il reste encore des ruines d’une ancienne station thermale détruite par une inondation (peut-être un signe de la nature pour sa profanation), car ce pont est une véritable merveille de la nature, seulement aidée il y a quelques centaines d’années par les Incas qui ont canalisé les eaux volcaniques. Nous y avons connu notre premier essoufflement dû à l’altitude : on respirait comme après un effort alors que c’était le manque d’oxygène !

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Nous regretterons la fraîcheur qui règne en altitude lorsque nous atteindrons la région de Mendoza ; en effet bien que cernée de hauts sommets la plaine, couverte essentiellement de vignes est écrasée sous un soleil brulant et il n’y a pas un brin d’air. Nous pensons à vous, de l’autre côté du continent qui ressentez les affres du froid ! Nous serons gentiment reçus dans une propriété vinicole et passerons la nuit au bord des cépages, éclairés par des dizaines de lucioles zigzagantes.
Au matin, lorsque nous quittons la propriété, la chaleur est déjà présente. On s’inquiète, car même les argentins s’étonnent de cette brusque et forte vague de chaleur et notre itinéraire prévoit des zones désertiques dans les journées à venir.