Cobquecura

Dans un autre temps :

Notre nouveau retour au Chili, motivé par une envie irrépressible de voir le Pacifique, nous a conduits à travers des paysages fantastiques, multiples ruisseaux, petites cascades, étangs, verdure et fleurs magnifiques… Empruntant, la fameuse route nationale 5, dite la panaméricaine "route la plus longue du monde", puis bifurquant sur une petite départementale qui mène à l’océan depuis la petite ville de Curacautin, région d’exploitations forestières.
Nous avons été très surpris de voir à nouveau dans ce petit col, bordé de plantation de sapins, traverser d’énormes araignées, et puis soudain le bleu du ciel ne fait plus qu’un avec celui de la mer. C’est ainsi qu’on découvre, au hasard, la petite bourgade de Cobquecura, où subsistent les ruines de maisons traditionnelles en pierres séchées que le dernier tremblement de terre a détruit ; désormais des maisonnettes en bois les ont remplacées et partout le sens de « repli » en cas de tsunami est indiqué sur des panneaux mais le village reste charmant et tranquille, la plage est immense, désertique et à une cinquantaine de mètres du bord, sur des rochers , une énorme colonie de lions de mer s’est installée.

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Dans ce petit coin de paradis, pas de stress, la vie se déroule paisiblement, les paysans ont gardé les méthodes ancestrales ( coupe du blé à la faux) et nous reçoivent avec une hospitalité naturelle très touchante ; les quelques véhicules qui circulent nous dépassent tranquillement, sans aucun signe d’énervement alors que nous roulons parfois très lentement pour profiter du site ou d’une scène de vie, les commerçants nous indiquent sans problème un concurrent afin que nous soyons au mieux satisfaits, chaque habitant nous salue aimablement. Nous avons assisté au ramassage des pommes de terre à l’aide d’un attelage de vaches et d’une authentique charrue en bois !

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Nous avons ensuite acheté (on voulait même nous les offrir !) ces délicieuses patates dont une seule qualité peut se manger en frites, bouillie, au four, comme chez nous, il fut un temps !
Nous ne regretterons pas les 20 kilomètres de piste que nous serons obligés d’emprunter par continuer notre chemin.