San Carlos de Bariloche

San Carlos de Bariloche ressemble à la Suisse avec des panoramas fantastiques sur les lacs bleutés aux pieds des montagnes où la neige est encore bien présente. L’hiver, est la ville de départ privilégiée pour la meilleure station de ski du pays, Cerro Catedral, mais elle offre en toutes saisons un panel d’activités de plein air non négligeable : rafting, canoë sur les rios tumultueux Limay et Manso, pêche à la mouche en rivière, pêche traditionnelle dans les lacs, équitation, randonnées … Elle est aussi la capitale argentine du chocolat dont une spécialité ‘le chocolate en rama’ ne se trouve pas en Europe et croyez nous c’est dommage car c’est excellent ! On trouve aussi devant les plus beaux points de vue un photographe qui propose de vous photographier avec un Saint Bernard. Bref, de grandes similitudes avec les Alpes !
La ville en elle-même présente un mélange de styles pas toujours esthétique avec des immeubles, des petites maisonnettes en tôle, des façades en pierres, mais tout en bordure du lac Nahuel Huapi, vestige glaciaire de 100 kilomètres de longueur, on peut voir de superbes chalets en bois au milieu des forêts verdoyantes, dans des parcs magnifiques où les fleurs sauvages resplendissent.
Nous passons trois nuits dans la petite anse de Llao Llao en bordure d’une petite plage, tout près des bois et nous partirons pour de jolies ballades jusqu’aux miradors qui surplombent le site. Nous avons même découvert au hasard d’une escapade un minuscule cimetière au pied du mont Cerro Lopez et face à une joli cascade, en hommage aux morts en montagne ; épitaphes émouvantes, lieu insolite, moment d’émotion intense.

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Emission « Les routes de l’extrême » Les Castabonnel sur la RN 234 !

Le guide du routard conseille de passer par la route dite des 7 lacs pour admirer des paysages fabuleux. Forts de ces bons conseils nous nous sommes engagés sur la piste la plus « extraordinaire » que nous n’avons jamais empruntée. Il est vrai qu’à l’entrée de la bifurcation, il était noté manuellement à l’envers d’un panneau de signalisation, à la peinture ‘transito cerrado’ mais notre côté de circulation n’étant pas barré et un fourgon argentin nous précédant.
Les paysages sont certes, charmants mais il a été difficile de leur consacrer toute notre attention tant l’état général de la chaussée était ‘détérioré’ ! Nous avons, de plus, rencontré pas moins de 4 chantiers de travaux sur les 50 kilomètres impliquant des passages très chaotiques sur des cailloux acérés, trous et bosses dans tous les azimuts, franchissement en bordure de précipice (avec comme sécurité des bambous plantés dans le talus et un petit nœud de ruban rouge et blanc), monticules à contourner, à éviter et rester bloquer plusieurs heures afin que les pelles mécaniques ne rebouchent les tranchées.

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Du coup, après une telle aventure, nous nous sommes pour la première fois installés dans un camping dès notre arrivée à San Martin de los Andes, histoire de nous remettre un peu de ces émotions agitées en nous faisant une excellente parilla !