lundi 29 novembre 2010

De El Chalten à Esquel

San Carlos de Bariloche se trouve à environ 1200 km de El Chalten dont 600 km de piste ! Nous décidons de reprendre la route asphaltée bien qu’elle rallonge de 400 km le parcours. Nous redécouvrons les paysages ingrats, les puits de pétrole de la région San Jorge, les monts graniteux, les autels dédiés à la Difunta Corréa où s’entassent de nombreuses bouteilles. Un vent hyper violent s’étant installé depuis quelques jours, nous roulons au milieu de la route bombée afin d’éviter la forte inclinaison du camping-car. Lorsqu’on traverse des zones sablonneuses la poussière forme de véritables nuages opaques et lorsqu’on croise un poids lourd ou un bus nous ressentons d’énormes secousses tellement effrayantes que je demande à Michel si le camping-car ne peut pas se retourner, c’est impressionnant ! D’autant que nous l’avons « bien sur’ sur le côté ou de face ! Mais maintenant, nous pourrons ‘parler’ du vent de Patagonie ! De plus, la nationale 26 qui part de Comodoro Rivadavia et qui rejoint la 40 sur notre itinéraire, a subi les intempéries hivernales et est encore aujourd’hui complètement défoncée nous obligeant à une vigilance accrue afin de slalomer entre les trous.

C’est cependant, sur cette portion de mauvaise route que nous avons rencontré un couple extraordinaire ! « La soixantaine pédalante », voilà Huguette et Aldo Di Gennaro qui partis de leur Jura parcourent pour quelques mois l’Amérique du Sud en vélo ; il faut le faire quand même ! Au moment de notre brève rencontre, ils partaient vers Ushuaia rejoindre leur fils pour faire une petite expédition familiale en voilier sur le canal Beagle. Géniaux ces gens là ; et quel courage car croyez nous les pistes en camping-car c’est pas terrible mais en vélo ! ça ne doit pas être rose non plus tous les jours ! Si vous souhaitez les suivre : http://hadige39.blogspot.com

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Nous les remercions d’ailleurs aussi car grâce à eux, nous avons passé quelques jours non prévus au parc Los Alerces dont ils venaient et ça méritait le détour !

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Ce grand parc s’illustre surtout par sa flore exceptionnelle due à un climat tempéré et des précipitations très abondantes ;  Quelle merveille ! des rivières limpides, des cascades, des lacs et le glacier Torrecillas au milieu d’une végétation luxuriante : l’Alerzal, qui a donné son nom au parc, est un genre de séquoias immense qui peut atteindre 60 à 70 mètres de hauteur et dont le tronc peut présenter un diamètre de 3 mètres, certains spécimens atteignent 2600 ans ! Mais aussi des arrayans à l’écorce desquamante couleur cannelle, des gros bambous magnifiques, des cèdres, des cyprès, des hêtres et en cette saison, les genêts éclatants,  les lupins mauves, bleus, roses, des couleurs, des odeurs inoubliables. Un grand bol de nature à l’état pur !

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Nous y avons connu notre première averse depuis notre arrivée et étions heureux pour la carrosserie qui s’est ainsi un peu allégée des poussières accumulées.

mardi 23 novembre 2010

Perito Moreno

Nous reprenons sans une certaine appréhension la piste afin de repasser une nouvelle fois en Argentine vers le parc des glaciers. Ce qui nous réconforte un peu, c’est de savoir que tous les voyageurs rencontrés ressentent la même crainte quant à l’emprunt de ces chaussées de « ripio » où les véhicules y compris les 4x4 souffrent énormément. Pour les quelques camping-car c’est encore pire car ça vibre dans la cellule, la poussière pénètre partout et le stress de « casser » une pièce mécanique nous crispe tout le corps.

Nous passons la frontière dans les montagnes, des chevaux en liberté, un gaucho qui les rassemble et puis, juste là, au milieu de nulle part, un minuscule bâtiment avec d’un côté, un représentant de la police pour les identités et de l’autre la douane qui nous fait remarquer qu’en l’absence d’ordinateur, ils saisissent les informations sur des grands livres qu’ils nomment avec grand humour Word et Exel !! Nous retrouvons avec plaisir et grand soulagement l’asphalte à l’arrivée de El Calafate, ville hyper touristique où nous ferons quand même une étape pour laver le linge et se ravitailler avant de rejoindre le : Perito Moreno

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L’accès est excessivement cher pour nous « les étrangers » 75 pesos par personne et sans possibilité de dormir dans le parc ! La route qui longe le lac Argentine et mène au site, offre de jolis paysages mais cette visite sera certainement notre première introduction dans la plus au point des usines à touristes du pays. Le péage se situe à 32 km du glacier, des passerelles aménagées, des plates formes pour les photos, des parkings où les bus défilent les uns après les autres sous les instructions de nombreux employés et des guides, des navettes ‘gratuites’ qui déposent les gens devant les restaurants et les commerces de souvenirs. Pauvre glacier qui perd ainsi une part de son prestige, limité par des barrières et visible uniquement à heures fixes ! Mais voilà il est unique au monde et il est spectaculaire! De plus, il est le glacier le plus mobile et le plus accessible de la planète ! Il devrait son nom d’une part à Monsieur Moreno qui l’aurait découvert et d’autre part à la ressemblance de la montagne que l’on aperçoit à l’arrière et qui ressemble étrangement à un petit chien.

Un monstre imposant de glace de 60 mètres de hauteur, 15 kilomètres de longueur et 5 de largeur ! Il est époustouflant, grandiose, majestueux et il vit. Nous ne comprenons pas parfaitement l’espagnol mais nous avons entendu que la glace qui se forme dans les montagnes descend peu à peu et prend la forme de pics acérés les uns à côté des autres et qu’il récupérait au dessus, la glace qu’il perdait en dessous. A priori il ne grandit pas mais son volume reste identique grâce à ce phénomène. De plus, le courant permanent qui passe en dessous l’amène à se déplacer, il bouge donc, il craque sans arrêt et l’on voit par moment d’énormes blocs de glace bleutés s’effondrer dans l’eau dans un fracas assourdissant , provoquant des minis « tsunamis ». Comme il est en pression au milieu des montagnes, le bruit du moindre morceau qui tombe dans l’eau provoque un bruit d’explosion qui résonne dans toute la vallée !

Il est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité et lorsqu’on visite l’Argentine il fait partie des « incontournables ».Il est surprenant mais nous, nous garderons un meilleur souvenir du glacier Grey encore libre dans son milieu naturel sauvage et magnifique. Nous passons une nuit à Puerto Bandera, à la ‘toute’ fin de la route du côté sud du parc Los Glaciares et point d’embarcation des bateaux qui desservent les hébergements « touristiques » autour du Périto Moréno .

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Nous serons seuls ‘au bout du monde’ en compagnie de 2 gentils toutous qui ayant finis tous nos restes, nous veillerons toute la nuit et nous ferons « la fête » dès l’ouverture du camping-car au petit matin ! Nous reprenons notre route en direction du Nord. Les paysages redeviennent désertiques, marécageux puis apparaissent des monts graniteux aux couleurs ocre, cuivre, blond et brique qui se marient harmonieusement avec le bleu limpide des rios. Dans les vallées verdoyantes, se détachent quelques troupeaux de moutons et de chevaux isolés et des estancias esseulées. De très loin, on aperçoit le glacier Viedma d’un blanc luminescent qui semble s’échouer dans le lac et à l’approche de El Chaltén le mont Fitz Roy (3405 m) dont le sommet est toujours nimbé de nuages. Les indiens l’auraient d’ailleurs « baptisé » « montagne enfumée » car ils pensaient que c’était un volcan !

Nous sommes restés 3 jours dont ce petit village reculé et où l’on croise de nombreux randonneurs et alpinistes (capitale du trekking oblige !) mais nous ne l’avons jamais vu en entier ! Nous-mêmes, ferons de petites promenades, mais subissant encore les efforts que nous avons fournis à Torres del Paine, nous ne pourrons « abuser » de nos jambes ! Nous contemplerons juste le site exceptionnel, quelques glaciers et des points de vue à couper le souffle ! Pour la deuxième fois, nous croisons 4 jeunes français de Montpellier qui voyagent en Amérique du Sud avec eux aussi, un camping car. On partage nos impressions sur nos aventures réciproques et savons que nous allons à nouveau nous retrouver.

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mercredi 17 novembre 2010

Torres del Paine au Chili

Michel et moi avons pour habitude de « baptiser » les journées en fonction des événements, de ce qu’on voit, de ce qui se passe autour de nous, notre « mot de définition » sera Yaahooou ! pour les paysages fantastiques découverts durant les 8 jours que nous avons passés à Torres del Paine, vous comprendrez en voyant les quelques photos.

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C’est le plus beau parc national d’Amérique du Sud (Entrée 30 000 pesos chilien pour 2, mais durée illimitée). Nous avions le camping-car aux pieds des « Tours » qui illustrent souvent les livres de géographie (le terme « aux pieds » est relatif, car il faut grimper pour les atteindre!) .

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Dans tous les sens, des sentiers pédestres « W » permettent de sillonner les 181 000 hectares. On peut même emprunter des navettes pour se déplacer sur la piste jusqu’aux nombreux départs. Des forêts traversées par de petits ruisseaux énergiques, des rivières véhémentes aux couleurs impressionnantes, des cascades bouillantes où l’arc en ciel joue entre embruns et soleil, des lacs azurs, des étangs limpides, des steppes fleuries, des glaciers scintillants … et des points de vue suffocants ! Ce parc est classé « réserve biosphère par l’Unesco » et de nombreux troupeaux de guanacos y paissent paisiblement, des nandous par dizaines, des cerfs, des condors ...

Ainsi, nous avons pu admirer le beau glacier Grey sous un soleil étincelant mais un jour de vent violent, où les morceaux de glace détachés atteignaient la plage tels des diamants échoués sur le sable et l’autre, sans vent du tout où ils se dispersaient dans toute la baie en diffusant sur l’eau laiteuse des éclats d’un bleu translucide magnifique. A chaque fois des couleurs extraordinaires et pour le même endroit des vues complètement différentes.

La randonnée pour s’approcher des pics déchiquetées nous a carrément « couper » les jambes, surtout que nous l’avons faite en dernier et que nous cumulions déjà pas mal d’heures de ballade.
On a même failli renoncer après 5 heures de marche sur un sentier dangereux, face au dernier « rampaillou » à travers des éboulis et dans le sable ; mais quel bonheur lorsqu’on aperçoit le petit lac émeraude devant « les cornes de granit » … Une pure merveille de la nature !

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Infos en vrac :

Le temps (majoritairement ensoleillé depuis notre arrivée) reste très imprévoyant en Patagonie. Lorsque nous partions en randonnées, nous devions prendre, chapeaux, lunettes, anoraks, imperméables. Parfois en l’espace d’un bref instant, une rafale de vent se levait avec violence et la température devenait glaciale !
Nous sommes toujours hors saison, donc il n’y avait pas grand monde (ici les vacances sont en janvier / février)
C’est la saison des naissances : adorables tous les bébés nandous, guanacos, les poussins d’oiseaux …
Les couleurs étonnantes des eaux aux nuances turquoise, bleu clair, bleu foncé, grise, émeraude dépendent des fluctuations de la lumière et des suspensions sédimentaires des glaciers qui fondent (les sédiments en fonction des variations climatiques, se déposent, stagnent ou flottent). Lorsque les icebergs se forment ils entrainent une « espèce de farine argileuse » qui donne l’aspect laiteux à l’eau.

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Depuis notre arrivée, nous n’avons jamais dormi dans un camping. Grace à l’autonomie de notre camping-car, la facilité du ravitaillement en eau et les vidanges dans les stations service et les nombreuses possibilités d’arrêts dans les parcs. Mais grosse déception, notre chauffage au diesel révisé avant notre départ est à nouveau en panne. On sera donc obligés en fonction de la température d’aller au camping pour avoir le 220 …

« Exceptionnellement nous profitons donc de notre blog pour lancer un message personnel au réparateur de chez Servited pour qu’il nous contacte par mail. Il nous avait donné son numéro de téléphone au cas où, mais il est resté à la maison ! »

dimanche 14 novembre 2010

Vers Torres del Paine

Nous avons quitté Ushuaia et la Terre de feu (la partie argentine) et sommes à nouveau au Chili. Avant de retraverser le détroit de Magellan nous avons du reprendre la même piste détériorée qu’à l’aller; mais sous la pluie! Nous pensions qu’en l’absence de poussière, elle serait plus « supportable » mais en fait, l’orage avait ‘creusé’ rendant les cailloux encore plus saillants, les « tôles ondulées » plus prononcées et à chaque ‘croisement’ d’un véhicule on prenait une gerbe de boue ! A l’arrivée, après 5 ou 6 heures chaotiques, nous avons eu le vent, qui, séchant rapidement l’humidité, nous envoyait des volées ‘farineuses’ qui collaient sur la carrosserie et rentraient par toutes les aérations. Une vrai Aventure, de près de 9 heures!

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Après le détroit, où nous nous sommes encore arrêtés 2 jours, et où nous avons vu un orque et des phoques. Nous avons fait une halte à « Punta Arenas » petite ville côtière harmonieuse et coquette à la vie animée. De la place centrale Muñoz Gamero, où quelques artisans exposent leurs créations, nous montons jusqu’au mirador par lequel on découvre toute la ville très colorée, le détroit de Magellan et d’où l’on aperçoit la Terre de feu, c’est très jolie. Dans la ville sont affichés des panneaux d’alerte au niveau de la couche d’ozone, très atteinte dans cette région. Les habitants portent tous chapeaux et lunettes de soleil afin d’éviter les dangers du soleil même lorsqu’il est voilé par les nuages et surtout en cette saison. Pourtant ce n’est pas tant le soleil qui pique notre peau en cette journée printanière mais le vent glacial de Patagonie ! Nous faisons ici notre premier retrait en monnaie chilienne et nos premiers achats dans le pays, impressionnant ! : 1 euro correspond ici à 670 pesos, (un plein de gaz oil coûte 30 000 pesos), ça fait beaucoup de billets alors qu’en fait c’est moins cher que chez nous ! Il faut si habituer, et nous convertissons tout en euros pour nous donner une idée !

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Nous traversons ensuite (sur route bétonnée !) des paysages qui ressemblent à ceux de la Pampa mais plus humide et donc plus verdoyants. Au milieu de nulle part, des petites habitations (maisonnettes en tôle, roulottes, bateaux échoués….) toutes aux couleurs vives et proprettes avec même des jardinets fleuris de jonquilles et de tulipes, des troupeaux où se mêlent guanacos, moutons, chevaux, flamants roses, vaches... , puis des terres plus vallonnées où s’accrochent des touffes aux fleurs oranges, de nombreux petits lacs aux eaux claires agitées par les rafales de vent.

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Ainsi, nous atteignons Puerto Natales, sur un bras de mer avec en fond les superbes montagnes de la cordillère; la ville nous accueille agréablement. Elle est la porte d’entrée à Torres del Paine et nous offre de larges avenues, des commerces variés et faciles d’accès, une population sympathique avant d’affronter une nouvelle piste ….

vendredi 5 novembre 2010

Canal Beagle et Parc terra del Fuego

Le canal de Beagle (185 km) possède une partie Chilienne et une partie Argentine et c’est le plus grand cimetière à bateaux du monde ! S’inspirant de la Guyane, et afin de peupler la région en attirant les familles des détenus, les autorités argentines ont construit en 1902 un pénitencier de 380 places (il a en fait accueilli jusqu’à 800 prisonniers!). Ce fut un échec et le bagne ferma en 1946.Aujourd’hui on y visite le musée du bagne et le musée maritime. Certains arbres infestés de « champignons parasites » développent des nœuds pour se défendre et de nombreux objets en bois sont réalisés dans ces « grosseurs ». 25 couples de castors ont été introduits Par l’Homme, en 1946 pour le commerce de leur peau. Aujourd’hui, ils ont envahi la Terre de feu (environ 55 000 individus), déviant les rivières, provoquant inondation, dévastant les forêts, ils causent des dégâts écologiques gigantesques !

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La saison touristique n’a pas commencé et nous sommes de rares visiteurs (Allemands, Argentins, et Chinois) à découvrir la Terre de feu. Nous nous retrouvons tous devant les cabanes des agences qui proposent des ballades en bateau sur le canal de Beagle. Encore une fois, le guide du Routard n’est pas ‘à la page’ et annonce 80 à 110 pesos par personne alors que le minimum est de 135 et cela va jusqu’à 210. Nous choisissons « Patagonie Aventure » pour une promenade de 4 heures sur le canal de Beagle à bord d’un petit bateau d’une capacité maxi d’une vingtaine de personnes et dont le programme permet de naviguer autour des îles Bridges mais aussi 45 mn de promenade pédestre sur l’une des îles pour 165 pesos chacun… nous ne le regretterons pas ! Déjà, l’accueil est sympathique et l’ambiance à bord est de suite décontractée que ce soit avec l’équipage qu’entre les quelques passagers ..D’après notre guide les conditions météorologiques sont exceptionnelles ici à Ushuaia en cette saison, un beau soleil et pas de vent, mais en naviguant l’air reste quand même froid ! Dès qu’on s’éloigne un peu on constate la grandeur et la beauté de la baie et des montagnes qui l’encerclent, c’est un site exceptionnel (rien à voir avec le Cap Nord qui n’! Sur les petites îles alentours vivent des colonies de lions de mer que nous approchons de très près et des milliers d’oiseaux comme ces groupes énormes de cormorans royaux qui ressemblent à des pingouins ! Nous contournons le phare « des éclaireurs » et accostons pour une belle ballade découvrir la végétation et admirer à nouveau les paysages. ..Quelques nuages jouent à cache- cache avec le soleil lorsque nous rentrons enchantés par cette merveilleuse après-midi. Nous avions demandé l’autorisation de stationner sur un petit terrain contigu au port de plaisance et nous y resterons 4 nuits, tout seul, avec devant nous, la carte postale d’Ushuaia, avant de se décider à quitter ce petit coin de paradis pour aller découvrir le Parc de la Terre de Feu.

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Les 25 kilomètres (de piste) qui séparent Ushuaia de « la fin terrestre » de l’Ile de feu abritent le Parc National Terra del Fuego.

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L’entrée pour les étrangers est à 65 pesos par personnes (le guide du Routard est resté à 30 pesos par personne !) mais à l’intérieur une aire de camping gratuite nous permet de nous installer auprès d’un barbecue sur une herbe rase et en bordure du Rio Ovando qui subit l’influence des marais…On va ‘amortir’ le prix de l’entrée et y rester 4 nuits aussi ! Cette réserve nationale possède un site très varié et l’on peut y faire de jolies promenades. Le calme absolu n’est troublé que par le bruit des rivières et des chants merveilleux d’une multitude d’oiseaux. Au cours de nos escapades, nous avons aperçu quelques castors se déplaçant dans les nombreux barrages qu’ils ont construits dans cette région, découvert au bout d’un sentier, une petite plage de galets bordées par la forêt, longé le Turbal, zone marécageuse à la couleur brique, contempler les buttes formées par les monticules de coquilles de moules abandonnées par les derniers indiens et atteint l’ultime endroit du continent où se rejoignent la mer, la montagne et la forêt...

Nous n’avons partagé ce paisible territoire’ qu’une seule nuit, avec des voyageurs français avec qui nous avons échangé nos premières impressions. Le reste du temps petits lapins, oiseaux et superbes renards appelés « zorros » nous ont tenu compagnie !

mercredi 3 novembre 2010

Ushuaia

La ville la plus australe du monde, Ushuaia est surnommée par la Argentins « El fin del mundo » ; elle se situe au bout du continent et à la naissance de la cordillère des Andes. Entre pole sud et cap Horn, porte d’entrée de l’Antarctique, elle reste une ville mythique que des milliers de voyageurs souhaitent atteindre. Certains la disaient décevante mais non … Nous avons été séduits dès son apparition au détour du dernier virage de la route 3.

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Il faut dire que ce petit bout de continent peut subir des tempêtes de vent glacial et connaître les 4 saisons dans une journée alors que nous avons eu la chance d’avoir un temps très ensoleillé, une légère brise, même si la température était fraîche. Le canal de Beagle qui relit les océans Atlantique et Pacifique au pied de tous ces hauts pics déchiquetés (le plus haut et acéré s’appelle « el monte ‘Olivia’ » !) … c’est spectaculaire ! La ville est plus vaste que l’on ne l’imaginait et si comme dans toutes les villes argentines, les constructions sont anarchiques, elle s’est adaptée au tourisme. En témoignent d’ailleurs les nombreux commerces et notamment ceux de souvenirs divers, les agences de tourismes qui proposent excursions multiples en bus, en train, en bateau. Mais ce qu’on aime c’est le site exceptionnel. Ce petit port de plaisance, où quelques voiliers colorés sont à l’ancre, entouré de ces nombreux monts dont les cimes sont encore enneigées… un contraste magique.

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Nous allons prendre un petit bateau pour naviguer sur le fameux canal …

mardi 2 novembre 2010

Terre de Feu

Après ces quelques jours de repos en toute quiétude, nous prenons le bac à marée haute afin d’éviter de toucher l’arrière du camping car à cause de la forte cassure que ne comblent pas les ridelles d’accès (nous avons vu des véhicules se coincer, racler ou y laisser le pare choc arrière) ; la traversée dure environ 45 minutes durant lesquelles le bateau se laisse quasiment dérivé par le courant jusqu’à l’autre rive (165 pesos argentins).
En face, l’île de la Terre de feu ! Pourquoi ce nom ? Les hommes qui revinrent de l’épopée Magellan l’avaient baptisée « Terre de fumée » parce qu’ils avaient vu les nombreux feux de camps indiens. Les Yamanas vivaient nus (même en hiver) ; ils s’enduisaient le corps d’huile de phoques et utilisaient les feux pour se réchauffer, les amenant même sur leurs embarcations lorsqu’ils se déplaçaient. C’est le roi d’Espagne partant du principe’ qu’il n’y a pas de fumée sans feu’ qui la rebaptisa donc « Terre de feu ». La fin de l’histoire est beaucoup plus concrète : Les Anglais décidèrent un jour d’ « évangéliser » ces peuplades indiennes et de les vêtir, leur apportant ainsi, les multiples maladies qui aboutirent à leur extermination totale !

Notre surprise fut grande lorsque passé la petite ville de Sombrero la route 3 devient une piste « pourrie » avec des gros cailloux saillants, des trous, des bosses. Nous mettrons 7 heures pour faire 107 kilomètres en maudissant « Le routard » qui sous prétexte des grandes distances dans le pays c’est généralement déplacé en avion ! Comment peuvent-ils faire un guide cohérent en se déplaçant par les airs ?

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Bon voyons le bon côté des choses, nous avons profité des paysages, mais bonjour le niveau de tension ! Des prairies à perte de vue ou paissent tranquillement des centaines de moutons, des guanacos qui sautent les clôtures et se reposent dans les verts pâturages des estancias, des lacs où flamants roses, canards, oies et une multitude d’oiseaux se côtoient. En arrière plan de ces paysages démesurés, apparait de plus en plus nettement la cordillère des Andes aux cimes enneigées. Enfin, l’arrivée à San Sébastian où nous repassons la frontière Chilienne pour re rentrer en Argentine et retrouver l’asphalte avec plaisir. Heureusement car, nous devrons d’ailleurs poursuivre jusqu’à Rio Grande, soit 80 kms plus loin, pour trouver une station service, des commerces et pouvoir nous arrêter pour un repos bien mérité ... en bord de plage ... tout de même.

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Emblème de la réputation de la ville pour la pêche à la truite de mer, l’entrée de la bourgade est paré d’une énorme truite (taguée comme quasiment tout et n’importe quoi en Argentine !). Il parait que des stars hollywoodiennes et ex présidents viennent ici dans des super lodges aménagées dans de belles estancias afin de taquiner ce poisson. De nombreux monuments rendent aussi hommage aux soldats morts pour les Malouines. Sinon, comme la plupart des villes du pays aucun charme mais un capharnaüm de constructions en tôle, en bois, en bloc, du chalet triangulaire, aux maison inachevées en passant par les algecos aménagés, les bas immeubles et immenses hangars déglingués des façades et surtout des toits de toutes les couleurs ... c’est l’anarchie de l’urbanisme et c’est sale !

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Nous sommes désormais à environ 200 kilomètres d’Ushuaia. Les paysages changent, des lacs aux différentes teintes de bleu superbes se dégagent entre les pics encore tout blanc et les forêts qui reverdissent, des collines entières d’arbres morts recouverts de lichen donnent parfois un aspect lugubre, des marécages aux tons rouges briques parmi lesquels zigzaguent nombre de petits ruisseaux aux eaux ferrugineuses, des rivières fougueuses jaillissent à travers les rochers. Les hautes montagnes se rapprochent. Il fait un soleil splendide mais l’air est de plus en plus froid.

lundi 1 novembre 2010

Détroit de Magellan

Pour atteindre Ushuaia, il faut rentrer au Chili et traverser le détroit de Magellan. Pour la petite révision d’histoire, Magellan, parti de Séville (Espagne) le 10 aout 1519 avec 265 hommes répartis sur 5 bateaux, réalisa le 1er tour du monde. Il mourut aux Philippine touché par une flèche empoisonnée 2 ans plus tard, tandis qu’une seule caravelle revenait en Europe avec 18 hommes à son bord démontrant que la terre était ronde. La route d’accès au détroit est en béton avec des rainures entaillées afin que les pluies ruissellent et que le gel ne le fasse pas exploser, on dirait qu’on roule sur une voie ferrée. Elle serpente dans des zones volcaniques, passe par des prairies où émergent des maisons isolées, des villages minuscules dont les habitations traditionnelles en tôle ondulée ont les toits peints de couleurs vives, et devient à nouveau totalement sauvage.

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Nous passons quelques jours de pur bonheur sur ce bout de terre souvent balayé par le vent en bordure de l’océan d’où nous pouvons contempler au cours de longues promenades, des colonies entières de cormorans impériaux, voir passer les phoques et méditer devant ces paysages dénudés, aux allures lunaires ; une terre, tour à tour, sablonneuse, rocailleuse, recouverte de petits végétaux, sur laquelle s’arrêtent les oiseaux migrateurs, vivent des lapins, s’aventurent encore quelques Guanacos. Les chants des nombreux oiseaux, le frémissement des herbes, le ressac des vagues sont quelquefois troublés par le moteur du bac qui lutte pour remonter le courant afin de gagner l’autre rive … La Terre de feu.

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Tellement beau et calme qu’on en deviendrait poète !! Seuls au monde, version Casta !

dimanche 31 octobre 2010

La Patagonie côtière

La Patagonie côtière est longée par la nationale (goudronnée) n°3 qui descend jusqu’au détroit de Magellan. Depuis Punta Tombo, elle s’étale sur plus de 1700 km à travers des paysages désolés, en une ligne presque droite bordée de chaque côté par les clôtures à bétail seulement interrompues par les pistes poussiéreuses et les portails d’accès des rares estancias. Elle n’offre, en dehors de quelques stations services, que très peu d’alternatives pour s’arrêter (ni aires ni parkings !). C’est une route rengaine à travers une végétation essentiellement formée de limons, de broussailles... De plus, en l’absence de relief le vent froid de Patagonie s’y défoule ! Pourtant parmi ces vastes étendues désertiques quelques petites villes dites sans intérêt nous ont beaucoup plus. Tel le village de Fitz Roy (pas le mont) où nous avons été gentiment accueillis, ou encore un petit bourg en bordure de l’océan, San Juliãn qui présente une réplique du Victoria, seul navire qui revint de l’expédition de Magellan (après la découverte du détroit où nous nous rendons), et bien sur, la caleta Olivia du nom de ma fille que je tenais à voir ... bien entendu !

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La nature toujours aussi ingrate est en plus, ici, parsemée de puits de pétrole mais le bord de mer que dominent des falaises abruptes est magnifique. Lorsqu’on s’éloigne de la mer, le panorama commence peu à peu à prendre un léger relief et la route semble infinie (elle l’est !) lorsqu’on atteint le sommet des dunes. Des moutons paissent dans cet univers farouche accompagnés de troupeaux de guanacos et de nandous (à la française !) quelques chevaux ...
Parfois apparaissent des lacs asséchés où le sel a déposé ses cristaux blancs, des marécages superbes où se reposent des centaines de couples d’oie de Magellan (oie de Patagonie) et des flamants roses à la couleur vive. Nous apercevons, sur leur chevaux, quelques ‘gauchos’ emmitouflés rassemblant leurs troupeaux.
Cette zone de Patagonie est vraiment très peu peuplée et nous avons l’impression de nous déplacer dans une réserve animalière où nous évoluons entre les clôtures et le bitume tandis que le bétail tout autant que les animaux sauvages sont entièrement libres sur leur terre.

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Sur la route, nous sommes fréquemment et systématiquement contrôlés par les barrages de police depuis notre entrée dans le pays (je peux vous garantir que nous sommes en règle !). Nous comptons environ 9 contrôles de papiers (contre aucun en France depuis que j’ai le permis !) et 4 contrôles sanitaires car entre région il est interdit de passer de la viande ou des fruits et légumes. Au premier contrôle : Amende pour un bout de saucisson qu’en plus ils nous ont confisqué !
Cependant, depuis notre départ nous avons fait aussi, quelques rencontres humaines que nous souhaitions évoquées. La première, eu lieu dans une station service de la jolie petite bourgade de Rio Colorado où nous cherchions du gaz. Le secours est arrivé en la personne de Gerber, qui a habité en France trois années parce que son père est français mais qui vit depuis en Argentine. Après avoir interrompu, sans hésiter, le travail qu’il avait entrepris (suite à l’appel d’un de ses ami qui nous voyait en difficulté), il a accompagné Michel au village et a négocié l’achat d’une bouteille de gaz locale ; Pour nous qui ne maitrisons pas bien l’espagnol ... croyez bien que ce fut un grand soulagement ! Ce jeune homme de 26 ans très sympathique, réhabilite la maison familiale (qu’il a fait visitée à Michel) avec ses frères afin de louer logements et chambres d’hôtes. Si vous souhaitez vous rendre en Argentine, nous vous donnerons avec plaisir ses coordonnées.
Le barrage de la langue restreint évidemment les rapports humains, pourtant, si nous ignorons le nom du monsieur qui nous a reçus dans le petit office de tourisme de la ville de Fitz Roy, du même nom que le mont, nous avons réussi à échanger quelques mots en espagnol, en anglais, en français ... et des sourires ... ‘le courant est passé’. Il nous a ouvert un camping désaffecté (c’est fou !) afin que nous passions la nuit en toute quiétude et le lendemain matin nous nous séparions comme des amis de longue date. Et puis nous avons pris en stop pour quelques kilomètres, deux jeunes nantais chargés d’énormes sacs à dos, en vadrouille pour 4 mois en Amérique Latine. Nous les retrouverons surement sur le chemin.

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Nous faisons nos petits achats alimentaires dans les épiceries locales et sommes toujours bien accueillis. (Autre anecdote concernant la monnaie on m’a donné une mandarine pour arrondir la note !). Pour vous donner un ordre d’idée (selon le change donc à peu près) 4 pains et 4 viennoiseries coûtent ici, 1€80, le kilo de faux filet de bœuf environ 9€ (et la viande est excellente !) le litre de gaz oïl tourne dans les 0€70 le litre (heureusement car les distances sont colossales).Par contre, les entrées des parcs et autres visites sont toujours exagérément augmentées pour les « estranjeros » !

mardi 26 octobre 2010

Punta Tombo

Nous continuons à descendre en profitant des sites « à ne pas manquer » et passons donc quelques jours à Punta Tombo, aire naturel protégée qui abrite quelques 500 000 pingouins de Magellan et beaucoup d’oiseaux (cormorans à ventre blanc, pétrels, goélands…), des guanacos, des zorros (sorte de renards), et des petits rongeurs adorables (mi lapin mi souris !).

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Un chemin balisé nous permet d’évoluer à travers leur immense territoire troué de milliers de terriers où à cette époque les parents couvent leurs œufs. C’est impressionnant comme ils sont nombreux et le bruit qu’ils font ! Le matin à l’ouverture nous avons pu voir des groupes entiers traverser le site « popom, popom »pour aller rejoindre la mer pour une petite partie de pêche ! C’est vraiment rigolo de les voir marcher en dandinant et pour certains tourner la tête pour nous regarder et même s’approcher de nous ; ils ne sont pas du tout sauvages ! L’après midi, ils restent en sentinelle devant leur terrier pour protéger les œufs des prédateurs ; ainsi tous les vallons sont parsemés de pingouins debout et immobiles. On ignore pourquoi ils ont choisi ce site mais nous, devant la beauté de cette baie ; on les comprend !

lundi 25 octobre 2010

Péninsule Valdès

Nous sommes arrivés de nuit à l’entrée de la réserve naturelle de la péninsule Valdès classée au patrimoine mondial de l’Unesco et petite nouveauté par rapport aux indications des précédents français qui avaient fait le même déplacement (et qui ne payaient pas après 20 h) il y a un péage 24h/24h à une soixantaine de kilomètre de Puerto Piramides : 70 pesos par personne et même pas un dépliant pour les explications ! Heureusement, dans la petite ville super sympathique il y a tout ce qui est nécessaire : épicerie, guichet automatique, boucherie (super !), une station essence et un petit office du tourisme à l’accueil chaleureux qui nous a donné un petit plan avec des explications. C’est le seul endroit au monde d’où l’on peut admirer des animaux marins en nombre considérable: des colonies de pingouins de Magellan, des lions de mer, des éléphants de mer (aussi !), et des baleines franches, des orques...

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En surplomb de la ville, un petit « mirador » permet d’admirer la baie de Puerto Piramides et d’apercevoir les baleines qui folâtrent en bordure de la plage. Nous avons pu en compter jusqu’à 8 à la fois dans la petite anse ! C’est phénoménal. En descendant sur la jetée, nous les avions devant nous à une vingtaine de mètres qui soufflaient, plongeaient, sondaient; un vrai festival offert par ces énormes engins de 12 mètres et qui peuvent peser plus de 30 tonnes ! Il semblerait qu’elles viennent ici pour ce reproduire entre juin et mi décembre.
Nous avons fait le tour de la péninsule soit environ 400 km sur des pistes caillouteuses, cabossées comme de la tôle ondulée où la poussière vous enveloppe, vous recouvre et pénètre partout, (très désagréable avec notre camping-car) mais malgré tout, ça vaut la peine ! N’allant pas vite, nous avons pu voir dans le paysage de pampa, deux superbes salines rosées, de nombreux guanacos (genre de lama), des ñandus (comme des autruches), des lièvres de Patagonie et même approché des tatous à la pointe Nord. Au début, nous étions légèrement inquiets car nous ne connaissions pas cet animal bizarre mais devant l’insistance de l’un deux à nous suivre, nous avons sympathisé ! Pour manger une biscotte qu’on lui a proposée il était prêt à tout: chasser ses congénères et engueuler les oiseaux qui tentaient leur chance et jusqu’à se laisser caresser ! C’est trop mignon ! La « carapace » est recouverte de quelques poils et finalement c’est plutôt doux et chaud.

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Evidement nous avons fait de grandes promenades le long des plages où lézardaient les éléphants de mer imposants parmi les femelles qui semblaient surveiller d’un œil discret les petits qui batifolaient dans l’eau. C’est d’ailleurs à cet endroit que les orques montent presque sur la plage pour les attraper mais nous n’en avons pas vu et tant mieux ! Même si la chaîne alimentaire doit se faire. En longeant la côte, nous avons approché les pingouins de Magellan qui nichent aux environs de la Caleta Valdès dans un site sublime.
Le soir nous revenons à Puerto Piramides ou nous pouvons admirer à nouveau les baleines jusqu’à la tombée de la nuit.
En fait, il y a beaucoup plus d’animaux dans cette région que d’êtres humains !

dimanche 24 octobre 2010

Pampa

Nous sommes arrivés à Buenos Aires dans la matinée de lundi mais le temps des formalités administratives, nous n’avons quittés le port que vers 14 h 30. Grace aux informations récupérées sur les sites d’autres voyageurs nous sommes allés directement avenue de Cordoba et avons pu (refus chez San Cristobal) assurer notre camping- car chez Sancor Seguros en Responsabilité Civile (obligatoire) 1710 pesos argentins pour 6 mois. Accueil sympathique et tous les efforts développés afin que nous soyons assurés immédiatement. Juste 2 heures d’attente et nous repartions avec l’attestation. Même pas une heure après nous avions notre premier contrôle de police nous demandant l’assurance ! La circulation dans Buenos Aires est surchargée et la ville s’étend sur quelques 200 km². Bref, avec tout ça, nous avons quittés la capitale, (dont la visite est prévue au retour) vers 17 heures 30 (heure locale) et roulions en direction de Santa Rosa, capitale de la Pampa. La route numéro 5 est une ligne droite au milieu de l’immensité et des pistes par-ci par là qui la rejoignent. On ne croise que des camions et quelques 4x4 mais la nuit tombant, à 20 heures nous nous arrêtons dans une station essence pour passer la nuit. Beaucoup de bruit dans celle-ci à cause du « trafic » de poids lourds mais les stations service offrent une multitude de services dans ces coins isolés comme l’approvisionnement en eau, des sanitaires avec douches, la téléphonie, le wifi, un grand parking; et c’est gratuit.

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Au matin, nous découvrons la pampa au printemps, soleil mais air frais ! Beaucoup de prairies, des troupeaux de vaches (à perte de vue), des moutons, des cochons, des chevaux et des cultures céréalières. On aperçoit les entrées des haciendas et les pistes qui mènent jusqu’aux habitations mais on ne les voit quasiment jamais tellement elles sont loin de la route. Au retour nous comptons nous arrêter dans la Pampa du Nord pour visiter l’une d’elles et rencontrer des gauchos ! De temps en temps, des drapeaux rouges signalent un sanctuaire en hommage à Antoine Gil, El Gauchito, sorte de Robin des Bois argentin entouré de légendes. Toutes sortes d’offrandes (eau, vin, cigares et objets incongrus...) sont déposées et la tradition veut que les automobilistes klaxonnent en passant devant ces petits édifices afin d’éviter les mauvais sorts de la circulation ! Ca égaye un peu la route. Après les champs, la végétation devient garrigue, puis quasiment désertique jusqu’aux bas reliefs aux alentours de Santa Rosa, il n’y a quelques marécages et lacs salés presque asséchés, des abreuvoirs alimentés par des éoliennes.
Mais après des centaines de kilomètres de route rectiligne à travers ces étendues immenses clôturées sans interruption des 2 côtés de la route, le bétail étant partout en liberté cela devient monotone c’est toujours droit et plat et plat. Les distances dans ce pays qui fait plus de 5 fois la superficie de la France (mais 8 fois moins peuplé) sont considérables et même le réseau téléphonique ne le couvre pas entièrement. Dans cette nature sauvage une faune exceptionnellement riche s’offre à notre regard : toute sorte d’oiseaux, cigognes, faisans, perdrix, des oiseaux rouges, bleus, des perruches, des rapaces, quelques renards, des ñandus (sorte d’autruches). Lorsque nous roulons le matin vers 10-11 heures , des dizaines de mygales traversent la route, pour trouver la chaleur de l’asphalte. Je ne descends plus du camping-car en dehors des lieux « civilisés », ce qui explique que quelques photos soient prises à travers le pare brise ! Mais il faut voir ça !

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Nous avons fait une halte au parc Luro et les dires des autres voyageurs se confirment : l’administration argentine a une drôle de conception du tourisme; les tarifs sont grassement augmentés en notre honneur. Du coup, pas mal de commerçants, restaurateurs appliquent la même politique et nous nous faisons « rackettés » Exemple sur le panneau d’entrée au parc dont on vous envoie la photo mais le pire reste à venir. Lorsque nous arrivons à l’accueil du parc il est + de 18 h et on demande donc s’il y a possibilité de dormir dans le parc. Toujours avec gentillesse on nous informe qu’il y a un camping ‘privé’ dans l’enceinte de la réserve et qu’il coûte 10 pesos argentins par personne; bon ça fait du 5 euros la nuit c’est honnête mais lorsqu’on se présente au camping complètement vide avec notre discret camion on nous annonce le double ! Plus cher qu’en France et bien du coup on est repartie dans une station.

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Nous nous dirigeons vers la péninsule Valdès ...

mercredi 20 octobre 2010

Zarate

Nous avons navigué 8 heures sur le rio Paraña pour atteindre Zarate, un port fluvial qui sera notre première escale en Argentine. Le trafic est intense sur ce large fleuve où de nombreux cargos, barques et autres types de bateaux se croisent difficilement tant les bordures sont envasées. Nous sommes d’ailleurs restés « plantés » une bonne heure et il aura fallu toute la puissance du bateau remorqueur pour nous en sortir. Tout le long des berges luxuriantes, de petites maisons sur pilotis (accessibles uniquement par bateau, elles possèdent toutes un ponton d’accès) bordent les eaux du fleuve marron et l’on aperçoit parfois quelques bras qui serpentent dans la forêt très dense.

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La ville en elle-même ne présente pas d’atout faramineux mais les argentins nous ont accueillis chaleureusement et ont gentiment excusé nos erreurs de langages ... Cependant, nous ne nous débrouillons pas si mal que ça en Espagnol !
Anecdote : la pâtissière m’a rendu un bonbon pour remplacer la petite monnaie dont elle était démunie …

samedi 16 octobre 2010

Infos en"vrac"

Nous avons mangé dans ‘un genre de salon de thé’ d’excellents sandwichs dans un pain style viennois (très bons !) et des pâtisseries succulentes et pour 5 fois moins cher qu’en France !
Toutes les banques sont fermées et recouvertes d’affiches orange fluo " banques en grève "
Les taxis sont relativement chers (surtout pour les touristes !) mais l’alimentation est vraiment très abordable.
La ville grouille de monde, des échoppes partout, des cireurs de chaussures, des marchants de tout et partout, et des boutiques de luxe au milieu !
Les cacahuètes à l’état cru sont cuites plongées dans du caramel bouillant aromatisé à la noix de coco (rien que l’odeur fait grossir !), les goûter ... un pur délice !
Les churros sont farcis de caramel, de confiture ou de chocolat !
Les habitants des favelas sont pauvres certes, mais pas misérables (parole de brésilien), ils ont l’électricité et la nuit les collines sont inondées de milliers de lumières.
La conduite brésilienne fonctionne « à la dégonfle et au klaxon » et nous pouvons vous certifier qu’on ne moufte pas dans les taxis tellement ça fait peur !
Nous n’avons pas compris à quoi servaient les feux tricolores et les panneaux de circulation !

Nous avons trouvé un point Internet et ainsi pu envoyer la suite de nos aventures. Nous voulions dire à tous ceux qui nous écrivent que nous sommes heureux de leurs messages et que bien évidemment nous leur répondrons dès que nous en aurons la possibilité, certainement lorsque nous aurons débarqué …pour le moment en effet, il est assez difficile de trouver des connections et lorsqu’on les a, l’envoi des photos (même si elles sont réduites) prend beaucoup de temps ! Mais ne vous inquiétez pas on vous répondra à tous et merci encore pour vos nouvelles.
Pendant que j’envoyais le dernier compte rendu, que je regardais les messages, que j’écrivais (précisions : les claviers ne sont pas de type azerty donc pas évident pour moi qui est l’habitude en France !) mon mari (sous prétexte qu’il n’avait pas de chaise dans la salle !?) s’abîmait les yeux à regarder les brésiliennes qui arborent des tenues très élégantes (genre cérémonie) au décolleté vertigineux, des minis ... ultra minis ... (pour plus d’info : voir Michel !). Je m’en fou le lendemain il avait la migraine (peut être parce qu’il n’avait pas ses lunettes) !

La température à Rio affichait ce jour 31° et le chauffeur de taxi nous a dit qu’elle atteint facilement les 42° en janvier/février; Avis aux frileux
Dimanche nous sommes restés à l’ancre en face l’entrée du port de Sao Paulo, plus grand port d’Amérique Latine. Dans la brume nous pouvons compter une cinquantaine de cargos tous en attente de l’accès. Lorsque nous sommes rentrés il faisait déjà nuit, le déchargement s’est fait sous un ciel très couvert, nous sommes repartis à nouveau la nuit. Dommage pour les photos ! Cette ville semble très moderne avec des amoncellements d’immeubles et de gratte-ciels, des plages bordant les grandes avenues illuminées. Peut-être lors de l’escale du retour !

On a posé quelques questions sur notre bateau et vous communiquons les quelques infos acquises : la hauteur totale du bateau est de 46 m à partir de la ligne de flottaison, notre cabine est au 12ème étage soit environ à 35 m. L’ancre pèse 57 tonnes et le cargo 26 000 tonnes. Il peut embarquer 4000 voitures, 1000 containers et 350 véhicules gros gabarit (moissonneuse, camions…) et navigue à 17/18 nœuds en moyenne.

Aujourd’hui nous sommes à Zarrate, dernière étape avant l’arrivée à Buenos Aires.
Le port est situé sur le rio Paranà.

Rio de Janeiro

Vendredi 8 octobre à 8 heures locales (soit 12 h en France) nous arrivons à Rio de Janeiro !

Malgré la brume, superbe arrivée par mer qui nous permet d’approcher et d’admirer le pain de sucre si réputé et de découvrir l’immensité de la baie avec toutes ses petites îles, ses plages infinis de sable blanc, ses immeubles innombrables, ses pans entiers de collines où s’accrochent les favelas colorées ...

Nous avons l’autorisation de descendre (après le passage des autorités) vers 9 heures et nous nous empressons d’aller quérir un taxi pour aller un peu visiter la ville. Pour l’anecdote nous avons « buché » l’espagnol mais ici on ne comprend pas grand-chose car ils parlent portugais avec l’ accent brésilien ! Nous passons à nouveau devant le pain de sucre (Pao de Açucar : 394m ) auquel on accède par un téléphérique, nous longeons de grandes avenues dont celle qui borde la plage de Copacabana avec des boutiques élégantes , des bars et restaurants , traversons de vieux quartiers où les marchants ambulants vendent boissons, eau, gourmandises, tapis, écouteurs…, passons à proximité de plusieurs favelas que nous trouvons moins impressionnantes que les bidonvilles africains que nous avions aperçus lors des précédentes escales, et atteignons le Corcovado à 794 m où se trouve la statut du Christ dans un site magnifique de verdure et qui offre un panorama imprenable sur Rio de Janeiro. Nous sommes seuls lorsque nous atteignons le point de vue, enfin presque, puisque nous sommes accueillis par 2 papillons géants aux couleurs et à la forme superbes qui virevoltent autour de nous, un couple de petits singes (ici ils disent que c’est des Mikos) adorables qui s’amusent dans les arbres et nous regardent tranquillement, et une bestiole (genre mille pattes colossal ! ) moins agréable à regarder qui mesure une quinzaine de centimètres, au corps rouge et large ‘carapacé’ et une quantité de pattes jaunes ...

Du promontoire notre souffle en est coupé tellement la vue est magnifique : toute la ville de Rio de Janeiro est là ! Un panoramique à 360° autour de cette statut de 32 mètres de hauteur ... je ne trouve pas d’adjectif pour exprimer ce que nous avons ressenti à cet instant là ...

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Nous nous sommes ensuite promenés dans le centre ville où règne une vie spectaculaire, on peu d’ailleurs facilement imaginer ces milliers de gens festoyant pendant le carnaval : la ville vibre d’agitation, d’odeurs, de musique et de klaxons !

vendredi 8 octobre 2010

Arrivée à Rio de Janeiro

Durant ces 7 jours de traversée, nous avons eu droit à un exercice d’évacuation avec gilet, casque, combinaison de plongée. Ca nous a permis de voir l’organisation envisagée en cas d’incident grave sur un cargo de ce genre, de visiter les bateaux de survie et de constater que nous n’étions que 23 personnes en tout à bord. Dimanche à 11 h 30 le commandant a donné un énorme coup de trompe pour nous informer que nous passions la ligne de l’Equateur au point GPS OO. Désormais le point commence par le sud, nous sommes de l’autre côté de l’hémisphère ! La mer est toujours très calme et dans la journée nous apercevons des nuages de poissons volants qui s’envolent devant l’étrave, très difficiles à photographier tant ils sont rapides ! Nous n’avons croisé aucun bateau ni rien aperçu. L’obscurité tombe très vite (vers 18 h) après les couchers de soleil sublimes auxquels nous assistons systématiquement mais ensuite nous pouvons admirer les milliers d’étoiles qui éclairent la nuit.

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Nous sommes le 8 octobre, notre horloge affiche aujourd’hui 5 heures de moins qu’en France on vient d’arriver à Rio de Janeiro.

Nos escales en Afrique

Lundi arrivée dans la trépidante ville de Dakar et une descente du bateau ultra rapide enfin d’envoyer quelques photos depuis la société Grimaldi Sénégal. Nous avons juste traversé la ville dans un véhicule privé et dont le chauffeur avait fermé les portes à clés de l’intérieur! : Embouteillages, 4x4 flambants neufs, véhicules cabossés et usés au maximum, taxi brousse, vendeurs itinérants, marchés miséreux, grandes sociétés, mobylettes pétaradantes, piétons indisciplinés, publicités de grandes enseignes, graffitis sauvages : un grouillement d’individus et de contrastes, une animation impressionnante dans une symphonie de klaxons incessante ! Le lendemain dans la nuit de mardi à mercredi départ pour Conakry en Nouvelle Guinée. L’approche par mer est splendide sous un soleil étincelant : de grandes îles arborées bordées par des plages de sable blond, de minuscules îlots verdoyants dans une mer bleu clair et un peu partout de petites barques locales (pêcheurs, ramasseurs d’algues, taxi).

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Hélas, de plus près, l’océan est souillé par les détritus en tous genre, à l’approche de la ville l’eau devient mazoutée, vaseuse et le canal d’accès à l’accotement au port très réduit tant il y a d’épaves de bateaux aux alentours (en surface, entre deux eaux et certainement au fond) ! Un seul bateau passe à la fois tant et si bien que nous avons attendu plus d’une heure au large qu’un autre cargo sorte pour pouvoir entrer au port ! Depuis le pont nous assistons au trafic de la zone portuaire. Des groupes d’hommes attendent à l’ombre des bâtiments qu’on vienne les embaucher, d’autres s’agitent sous un soleil de plomb : par ici pour décharger manuellement des tonnes de riz en provenance du Vietnam, par là pour hisser quelques containers ou pour en débarquer d’autres avec des engins bruyants et fumants, d’autres, poussent quelques véhicules d’occasion que nous leur amenons : trop vieux pour nous alors qu’ici, ils feront des milliers de kilomètres supplémentaires. L’opposition entre notre société de super consommation et la rudesse de la vie ici est indéniable et heurte la sensibilité : un jeune employé de la zone nous explique qu’il travaille pour 5 euros la journée tous les jours du matin au soir (voir la nuit) ; un camion de pompier se gare sur le quai et il sera le seul point en ravitaillement d’eau de la zone. Chacun vient s’approvisionner avec une bouteille, un sceau ou encore un pot de peinture en se baissant sous le camion pour ouvrir la vanne. Certains se douchent à même le quai, d’autres lavent leurs vêtements. Des femmes en habits traditionnels colorés passent et repassent en plein soleil pour vendre aux ouvriers des petits sacs d’eau à boire ou de la nourriture. Dans des brouettes les enfants récupèrent à même le sol les grains de riz qui se sont échappés des sacs éventrés, des jeunes gens nous interpellent pour nous proposer poissons, langoustes, ananas, pastèque ou nous demander un tee-shirt, une casquette, des chaussures.

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Nous quittons Conakry jeudi à 10 heures pour rejoindre Freetown en Sierra Léone.

A l'arrivée dans l’après midi, nous devons attendre une place et du pont supérieur l’on regarde la côte approcher. Au dessus des vertes montagnes volent de grands rapaces qui vont se poser sur des arbres gigantesques, quelques plages claires devant de belles demeures…

On longe ensuite la côte en direction du centre ville de Freetown, la mer se couvre de nombreux déchets parmi lesquels de minuscules barques de pêcheurs reviennent du large, des terres rouges, presque noires à certains endroits, et apparaissent alors, des amoncellements de bidonvilles parmi les immeubles inachevés, les maisons en tout genre, les antennes, les minarets colorés, quelques enfants qui jouent au ballon pieds nus sur une plage « dépotoir » voila la misère que nous avons vu. On ne pourra accoster qu’à 18 heures. Un homme d’équipage nous déconseille de sortir du bateau d’autant que la nuit tombe d’un coup vers cette heure là. Nous renonçons à descendre pour envoyer les mails, mais vous comprendrez certainement en voyant les photos !

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A 3 heures du matin en ce vendredi 1er octobre nous quittons le continent africain pour traverser l’Atlantique.

Les rencontres aquatiques

La traversée est vraiment agréable, le temps idéal : soleil, mer calme, les officiers et l’équipage prévenants, les installations confortables, les repas copieux (viande et poisson à tous les menus !), et nous passons de longs moments a admirer la mer. Nous restons éblouis devant les bancs de poissons grouillants qui dessinent des tourbillons argentés sur la mer d’huile, devant les multiples pirouettes des dauphins qui parfois nous accompagnent par centaines (jamais vu d’aussi grande nuée de dauphins à la fois !), les démonstrations sportives et éclaboussantes des baleines, celles encore qui se prélassent tranquillement en surface, leur souffle qui jaillit comme un geyser à l’horizon, les poissons de toutes sortes (certains dont on ignore le nom) qui sautent, chassent, volent, plongent. L’expression « être heureux comme un poisson dans l’eau » prend, dès lors tout son sens !

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vendredi 1 octobre 2010

Petites nouvelles ...

Nous sommes en cours de traversée de l'Atlantique apres avoir quitté la Sierra Leone d'où nous n'avons pas pu descendre pour vous donner des nouvelles. Sur le bateau on nous a autorisé à envoyer un mail, mais que du texte.

Nous vous enverrons d'autres nouvelles et d'autres photos du Brésil d'ici 8 jours.

Sinon tout va très bien, on se régale et assistons à de vrais spectacles marins, genre des nuées de centaines de dauphins, des baleines qui font des pirouettes et des poissons de toutes sortes ...

Nous avons été plus que surpris par la pauvreté des pays africains où nous sommes passés, c'est plus qu’impressionnant.

Ce soir nous retardons encore d'une heure soit 17 heures pour nous et 20 heures pour vous, nous sommes au ( N 06° 06' 301" et WO 15° 40' 143" )

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lundi 27 septembre 2010

La vie à bord

Par le hublot (qui s’ouvre !), jusqu’aux Açores, nous apercevions beaucoup de gros navires, pétroliers, porte containers, bateaux de croisière, de pêche ... c’est même étonnant le trafic existant dans l’Atlantique ! Depuis, nous en voyions de moins en moins mais par contre on a vu des baleines « souffler » à quelques dizaines de mètres du bateau !

D’après notre GPS on fait du 17 à 18 nœuds … Pourtant, dans le bateau on n’entend presque pas les moteurs et on ne sent pas trop de roulis ... C’est même plus confortable que les bateaux qui traversent de Sète à Tanger. Pour information, nous sommes partis mardi vers minuit et le mercredi à minuit soit 24 heures après on nous disait de retarder nos montres d’une heure soit 11 heures ! Le samedi à nouveau on retardait d’une heure supplémentaire et lorsqu’on arrivera au Sénégal nous retarderons d’une heure encore ! Ainsi, petit à petit, lorsque nous arriverons à Buenos Aires nous serons à l’heure locale (soit – 6 heures) : pas mal ça ! Ce matin on est descendu dans le garage (avec l’ascenseur !) jusqu’au camping car avec un jeune homme « philippin » (tout l’équipage est philippin) et il était heureux comme tout de visiter notre camion, il l’a trouvé Very Nice ! DSC_5088.JPG Mercredi ou jeudi, nous avons réussi à envoyer quelques SMS mais on croyait être au large des Canaries et en fait nous étions au large des Açores ! Sans carte c’est pas évident ! Mais par contre hier samedi vers 17 heures nous avons bien aperçu les îles Canaries et un des officiers nous a confirmé notre position ! Demain, (soit lundi ) nous accosterons vers 14 heures à Dakar, d’ou nous enverrons les news !

Ces 5 jours de navigation se sont révélés fantastiques : la quiétude, la mer immense et calme, un léger vent arrière en permanence, un soleil éclatant bien que quelque fois dissimulé par de fortes brumes, mais plus nous descendons vers le sud et plus nous sentons la température monter ! Cette journée par exemple a été très riche car nous avons vu un petit passager clandestin : un tout petit moineau, pleins de poissons volants, deux baleines, des poissons lunes et des hordes de dauphins (par centaines) !

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