lundi 9 mai 2011

Conclusion

Après un mois de traversée entrecoupée d’escales durant lesquelles nous avons découvert des pays et des villes inconnus, nous avons fait la grande boucle autour de l’Argentine, longé le Chili de la Patagonie à l’extrême nord, traversé le Pérou des Andes aux rivages du Pacifique et l’Equateur de la côte océane à la forêt équatoriale.

L’Amérique latine, est un continent surdimensionné aux panoramas extraordinaires de pureté et au panel de couleurs exceptionnel. C’est aussi une terre de grande richesse historique, culturelle et humaine. Nous y avons côtoyé un peuple souriant malgré des conditions de vie parfois très difficile, des hommes courageux ou résignés qui vivent dans des zones à hauts risques, des très pauvres et des très riches (etc) mais durant ces quelques mois nous n’avons jamais vu une personne en colère ou agressive et nous avons pu admirer leur grande tolérance. La société de consommation à outrance n’a pas encore atteint l’Amérique du Sud. Dès lors, pour la population, l’essentiel c’est de Vivre. Nous garderons aussi les images magiques d’une faune spectaculaire et d’une flore éblouissante.

L’Argentine, pays du Tango et des gauchos nous a offert des vues merveilleuses à travers les Andes, la Pampa et les plaines de Mésopotamia, la Patagonie et la région des lacs jusqu’à Ushuaia et l’accueil chaleureux d’une population aimable et très festive. Par contre, nous n’avons pas aimé le « racket » touristique qu’orchestre l’administration du pays qui considère qu’il faut prendre l’argent aux étrangers puisqu’ils sont plus riches (entrées exagérément élevées, amendes abusives, prix « adaptés » en fonction de notre nationalité, etc). Ainsi, nous avons, comme tous les autres voyageurs rencontrés, « explosé » le budget d’autant que les guides touristiques sont totalement obsolètes à ce niveau là.

Le Chili, entre Pacifique et Cordillère des Andes, possède des paysages sublimes et complètement ‘extrêmes’. On admire les glaciers du sud, on contemple la chaîne de volcans et de rivières en forêts on atteint le désert le plus aride du monde, c’est fascinant. Alors que le pays se relève des années de répression et d’horreurs, les chiliens doivent toujours composer avec la menace permanente des séismes. Ils sont très attachés aux traditions, immensément gentils, accueillants et attachants.

Le Pérou possède une grande richesse culturelle mais c’est le plus pauvre des quatre pays que nous avons visités. De la côte sableuse aux sublimes sommets des Andes, jusqu’à atteindre les sites historiques somptueux, c’est aussi, l’un des pays au monde à posséder une telle biodiversité. Pourtant, la pollution des lacs, des rivières, les dépotoirs à ciel ouverts aux entrées et aux sorties des villes (etc) montre bien que l’écologie ne fait pas encore partie des priorités. Malgré ‘ce manque d’hygiène’, le Pérou restera dans nos esprits, le plus « typique », celui où nous avons eu le plus de contacts avec la population et comme la vie n’est pas chère, celui où nous avons pu davantage profiter.

L’Equateur est un tout petit pays aux paysages très divers. Des plages océanes, en passant par la Cordillère majestueuse on a découvert la splendide forêt amazonienne à la végétation luxuriante. On y a rencontré des gens inoubliables d’une bonté et d’une prévenance épatante.

Et puis, il a aura bien sur, le souvenir intarissable du séjour merveilleux aux îles paradisiaques des Galápagos : des paysages naturels d’une profonde pureté, des fonds marins limpides et peuplés d’espèces remarquables et une faune tout à fait incroyable.

Nous avons parcouru plus de 30 000 kilomètres dans une Amérique du Sud kaléidoscopique dont la beauté pure des paysages, l’immensité époustouflante et les couleurs sublimes resteront à jamais gravées dans notre mémoire. Nous n’oublierons pas non plus les voyageurs qui ont croisé notre chemin, les autochtones avec lesquels nous avons tissé des liens ; et nous saurons nous rappeler pendant nos moments de colère, de galère ou d’insatisfaction que de l’autre côté de l’océan d’autres hommes vivent sereinement, une vie bien plus difficile que la nôtre.

samedi 7 mai 2011

Retour

Voilà….

Nous avons débarqué à Emden en Allemagne et redescendons tranquillement le long des petites routes secondaires bordées de pistes cyclables qui traversent de magnifiques petits villages aux maisons à colombages. Chez nos voisins allemands, comme dans les pays scandinaves, la coquetterie et la propreté nous frappent immédiatement ; les nombreuses rues piétonnes, entièrement pavées, longent des maisons aux jardinets clairs et nets, beaucoup de fenêtres affichent devant les rideaux de voile de ravissantes plantes à fleurs, les places sont occupées par les terrasses des cafés dont les tables sont recouvertes de belles nappes ornées de minuscules bouquets de fleurs naturelles, même les marchés sont très ordonnés et les marchandises bien nettoyées et présentées avec art, des fontaines, des statues, des monuments somptueux, des jardins fleuris, des décorations surprenantes, la quiétude et l’amabilité des habitants complètent ce tableau charmant.

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Après 750 km, à travers la verdoyante campagne allemande, c’est un bac Gratuit qui nous fait traverser le Rhin et atteindre la France où 1OOO km nous séparent encore de notre domicile. Après un si long voyage, nous sommes heureux d’être enfin dans notre pays, de ne plus avoir à faire d’effort pour nous exprimer, et de retrouver toutes nos richesses ‘alimentaires’ : fromage, charcuterie, viennoiserie, pain et délicieux gâteaux !

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Nous traversons la région des Vosges, puis coupons vers les volcans d’Auvergne pour descendre par l’Aveyron et le Tarn et Garonne en faisant quelques haltes sympathiques avant de pouvoir ouvrir notre portail.

Juste le temps de garer le camping-car et nos enfants viennent nous embrasser effaçant ainsi les derniers regrets ressentis pour la fin de ce fabuleux voyage.

samedi 23 avril 2011

Grande San Paolo

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Nous quittons Buenos Aires jeudi 7 mai à 23 heures à bord du Grande San Paolo, copie conforme du Grande Francia sur lequel nous sommes arrivés quelques mois plus tôt. Comme nous avons ‘changé’ de bateau à cause des dates, nous n’avons pas de hublot dans la seule cabine passager restante mais sinon la configuration du bateau est totalement identique.
Nous sommes 11 passagers (7 allemands et 4 français) et faisons la connaissance de Guy et Paulo qui « accompagnent » leur véhicule respectif tandis que leurs épouses sont rentrées en avion ; nous partageons leur table et apprécions de pouvoir parler français avec ces deux sympathiques retraités.
Nous faisons trois courtes escales au Brésil : Paranagua, Santos et Rio avant de traverser directement sur Dakar. Durant le voyage, la vie à bord, est à nouveau rythmée par les repas, les parties de ping-pong, la lecture et le visionnage des films ; l’exercice d’évacuation et la visite des moteurs seront aussi des distractions pendant ces 6 jours où nous n’apercevront seulement que quelques poissons volants.

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Nous apprenons que ‘la route’ du bateau prévoit des arrêts en Allemagne, puis en Angleterre et en Belgique(Anvers) avant de faire l’ultime escale au Havre vers le 8 mai. Nous prenons la décision de débarquer en Allemagne afin de gagner la dernière semaine et de descendre par un itinéraire nouveau.

lundi 18 avril 2011

vers Buenos Aires

Nous continuons à descendre vers Buenos Aires en passant par la région de Mercedes mais les fortes pluies des derniers jours nous empêchent d’emprunter la piste qui mène à la réserve d’Esteros del Iberà où nous voulions aller. Nous revoyons avec plaisir les troupeaux de bétail et les fiers gauchos qui sifflent et crient pour les rassembler comme dans les westerns.

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Nous allons voir le tombeau d’Antonio Gil, entouré d’ une multitude de petites chapelles qui reçoivent les offrandes très variées des pèlerins au milieu de milliers de plaques de véhicules, de photos (etc) et de commerces de bibelots à l’effigie du « gauchito ».

Nous nous arrêtons à Yapeyù, petit village où avait été construite la mission jésuite la plus au sud et de laquelle il ne reste que quelques bribes de ruines, les pierres ayant été utilisées pour la construction de certaines maisons. Nous visitons le site protégé qui abrite la maison de naissance du général José San Martin, le plus grand héros national argentin, plus connu sous le surnom du « Libérateur », admirons un arbre de 300 ans, l’église paroissiale décorée de flèches gothiques (etc) et profitons de la quiétude de la bourgade en nous installant confortablement dans le camping en bordure du rio Uruguay.

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Voilà, nous arrivons à Tigre, dernière escale avant Buenos Aires. Ville tranquille à l’orée de la capitale dans le delta aux eaux marrons alimentées par les ruisseaux ferrugineux de la jungle où règne une animation constante : voiliers, canoës, avirons, bateaux de promenades, des navettes bus (etc). Nous passons la matinée au marché de Puerto de Frutos, immense zone commerçante où se côtoient les marchands de fruits, les artisans d’osier, de fleurs séchées, de charcuterie ou de fromages, de madère (etc) avant de profiter à l’ombre des platanes, de la fraîcheur d’une légère brise en regardant le trafic incessant sur le fleuve.

dimanche 10 avril 2011

Les cascades d’Iguazu

En les voyant pour la première fois Théodore Roosevelt se serait écrié « pauvre Niagara ».

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Le fleuve Iguazu se sépare en de très nombreux cours d’eau et s’unit au fleuve Paranà à l’endroit baptisé des 3 frontières (Agentine, Brésil, Paraguay) où la lave s’arrêta autrefois. L’eau s’engouffre alors dans une grande faille où se sont formées îles et récifs, en 275 chutes d’une hauteur de 50 à 84 mètres qui se jettent les unes dans les autres ou d’un seul trait. En Argentine, le parc s’étend sur plus de 1900 m et offre la possibilité d’innombrables promenades à travers une foret subtropicale très dense où pullulent les insectes de toutes sortes : les moustiques aussi, mais surtout une multitude de papillons aussi beaux les uns que les autres ; des oiseaux dont le chant est accompagné par le bruit permanent des chutes d’eau, des coatis qui s’aventurent tout près de nous. Les chemins passent directement au dessus ou en dessous des cascades et on découvre donc les chutes quasiment une à une ; nous approchons tout près du gigantesque tourbillon de la Gorge du Diable, où le fleuve tombe en trombes d’eau dans un vacarme hallucinant en nimbant l’air de nuages de brumes cristallines qui dissimulent le bas des chutes. Cependant, pour profiter pleinement de cette beauté naturelle extraordinaire, nous sommes aussi, rentrés au Brésil. De l’autre côté, le chemin est bien plus court mais la vue des saltos plus panoramique ; à certains endroits les passerelles d’accès nous conduisent au plus près du spectacle ; nous sommes subjugués par la puissance de l’eau et trempés par les embruns mais on ne se lasse pas de les regarder surtout quand les arcs en ciel viennent compléter la beauté du tableau.

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Le parc d’Iguazu est (lui aussi) classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité depuis 1986 et les cataratas sont magnifiques et inoubliables ; pour nous elles seront « le clou » de ce voyage fantastique.

samedi 9 avril 2011

Les missions Jésuites

Une semaine s’est déjà écoulée lorsque nous quittons avec beaucoup de peine notre ami Etienne, le domaine de Hueso Cue, notre adorable compagnon Négrito, le joli village de Paso de la Patria. Mais, il ne nous reste plus beaucoup de temps avant l’embarquement et notre programme n’est pas tout à fait achevé. La vie des voyageurs est faite aussi, de belles rencontres et de séparations douloureuses.

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Peu après notre départ, le long de la nationale 12 où les fourmilières sont impressionnantes et nombreuses nous avons la stupeur de voir traverser un gros crocodile devant le camping-car. Tellement surpris que nous n’avons pas eu le temps de faire la photo et nous nous sommes par la suite ratés tous les panneaux qui signalaient justement la possibilité de faire ce genre de rencontre.

Sur la terre rouge des environs de Posadas on croise beaucoup de touffes de bambous énormes, des forêts d’Eucalyptus, des Pins, des cultures de papayes, de manioc, de thé et surtout de mate, la boisson ‘typique’ d’Amérique Latine ; puis, nous atteignons la régions des missions Jésuites.

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Au XVII siècle, les Jésuites établirent au Nord du rio Paranà , une trentaine de missions réparties sur les territoires argentin et paraguayen afin « d’évangéliser les « Guarami », peuples indiens nomades. Nous visitons les vestiges de San Ignacio Mini, les mieux conservées et classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Un monastère, une cathédrale de 60 mètres de longueur dont l’épaisseur des murs atteignait 2 m, des pierres gravées par des artisans Guarami, de nombreux logements, des cuisines, des ateliers (etc), les cimetières (puisqu’on enterrait séparément hommes, femmes, enfants et bébés)(etc). Les Jésuites et des milliers d’Indiens vivaient dans ce village en grès rouge, aux proportions gigantesques avant que les conflits de religion et des royaumes d’Espagne et du Portugal conduisirent à la fin irrémédiable de ces colonies 100 ans plus tard. Un site impressionnant et pour une fois, des explications en Français ; des reconstitutions photographiques, une maquette générale dans un petit musée original sur la vie des Jésuites et des indiens Guarami, le tout dans un superbe parc arboré et la forêt en toile de fond.

lundi 4 avril 2011

Etienne

Nous trouvons facilement la marina que nous ont conseillée nos amis. Hueso Cue est une magnifique propriété dont l’immense parc, desservi par un chemin de terre bordé d’immenses roseaux, est séparé en deux par un bras du rio Paraná et un petit pont levis piétonnier : dans un secteur de très belles villas en location et dans l’autre la villa familiale d’Etienne, superbe dans un écrin de verdure et de fleurs, en bordure du fleuve. Nous faisons la connaissance de Roméo, d’origine Guyanaise, sympathique instituteur retraité depuis peu, il est installé ici dans son 4X4 Toyota depuis plus d’un mois. Dans la soirée, nous rencontrons ‘le maître des lieux’ et c’est pour nous tous le départ d’agréables heures où nous partageons discutions, repas, apéritifs et une balade géniale à bord du hors bord d’Etienne. Il nous mène « tambour battant » sur le fleuve entre le Paraguay et l’Argentine où les contrebandiers pratiquent leur commerce, dans les étroits canaux envahis par une végétation dense qui dégage une agréable odeur d’humidité alliée aux senteurs des fleurs sauvages, des plantes aromatiques, des essences d’arbres et nous assistons à un magnifique coucher de soleil.

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Nous passons aussi pas mal de temps à flâner dans le jardin arboré accompagnés par Negrito, le chien du domaine, souvent rejoint par une jolie « fiancée » que nous baptiserons Négrita : En bordure de l’eau un jeune caïman guette ses proies, les colibris virevoltent de fleur en fleur, les perruches piaillent bruyamment, un couple de cardinaux se risque pour voler quelques miettes, des papillons aux couleurs chatoyantes butinent, des plantes exotiques et des orchidées s’étalent sur les troncs (etc).

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Etienne, adore faire de nouvelles amitiés et prête avec grand cœur une partie de ses terres aux voyageurs auxquels il met en plus à disposition salle de bain, toilettes et une superbe cuisine extérieure.

Mais les voyageurs sont faits pour voyager et Roméo s’est résolu à quitter cet havre de paix pour continuer son périple ; nous partirons certainement samedi et garderons le contact avec nos deux nouveaux amis.

mercredi 30 mars 2011

Le retour en Argentine

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Nous pensions que d’emprunter la même route serait languissant mais en quelques mois la nature s’est transformée et pour la deuxième fois nous sommes en extase devant tant de splendeurs. Les herbes de la pampa sont devenues énormes et leurs plumets beiges ou rosés s’agitent délicatement sous le souffle du vent, les montagnes se sont couvertes de teintes plus soutenues et nous voyons aujourd’hui un panel de couleurs différent mais tout aussi fantastique : des mauves, des violets, des bleus, s’unissent aux nuances de vert, de brique (etc) ; c’est éblouissant ; les petits lamas sont nés et en paissant en compagnie de leurs parents, ils nous regardent passer curieusement ; le poivre a mûri et forme une multitude de grappes rouges qui dégagent par moment leur odeur épicée ; les arbres bouteilles sont couverts de fleurs délicates et les cactus de fruits épineux ; les salars d’altitude sont imbibés d’eau, des flaques translucides attendent l’évaporation pour laisser place aux étendues de blancheur immaculée. En cette saison, il n’est pas possible d’y accéder avec le camping-car et nous ne pouvons pas retenter nos photos « montage », mais nous nous promenons dans l’usine située au milieu de nulle part, à plus de 4200 m d’altitude. Des briques taillées dans l’épaisseur de la surface sont utilisées pour la fabrique de meubles de jardin et de bibelots, des pelleteuses agissent sur les surfaces asséchées, des semis sont chargées de gros sacs de sel, (etc). La maison des gardiens en terre cuite, un superbe gril solaire, un four à bois, un puits ; la vie peu ordinaire de dizaines d’hommes et femmes qui semblent minuscules dans cet espace infini où le blanc devient éblouissant.

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En continuant, nous croiserons aussi, des bourgs totalement isolés, des rivières ardentes et terreuses, des troupeaux de lamas ornés de pompons aux couleurs vives, des décors arides, des formations rocheuses étranges, des zones verdoyantes (etc) rendant notre route riche d’émerveillements malgré le mauvais état de la chaussée .

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Dès qu’on rejoint la région de Jujuy, nous empruntons un itinéraire nouveau afin d’atteindre les chutes d’Iguazu. Le désert a laissé place à la pampa où dans les herbes hautes broutent d’innombrables vaches, des chèvres et des chevaux. Des milliers d’insectes peuplent ces zones humides : des criquets géants, des libellules, des papillons (etc) et une grande variété d’oiseaux vient s’y reposer. Nous passons le fleuve Tragadero en crue et apercevons des maisons complètement inondées avant d’atteindre le Paso de la Patria, où Eliane et Jean Michel nous ont indiqué l’adresse d’un ami où nous allons passer quelques jours.

samedi 26 mars 2011

Au revoir le Chili

Nous nous présentons à la frontière du Chili à Tacna vers 17 heures. Rappelez-vous comme nous étions contents de la passer assez rapidement en venant et bien cette fois nous allons y rester plus de 3 heures. Après un contrôle des papiers un peu long puisqu’il y avait les passagers d’un bus devant nous, nous avons eu la fouille intérieure où l’on nous a « confisqué » nos graines à pop corn (graines interdites) nous avons eu en plus et pour la première fois droit au passage du camping-car aux rayons X. Là, horreur : ça clignote, ça sonne et à nouveau fouille pour s’apercevoir que ce n’est que notre réserve de piles qui à déclencher l’alarme. Du coup, nous avons une nouvelle fois, dormi devant le poste de frontière avant de repartir pour les 500 km qui nous restent à parcourir jusqu’au « Casa del Valle ».

La panaméricaine continue encore à border la côte mais une épaisse chape de brouillard, appelé ici « camanchaca » dissimule les falaises découpées. Nous entamons ensuite les terres désertiques et, sur la route qui mène à Chuquicamata, nous suivons un convoi exceptionnel transportant jusqu’à la mine un nouveau camions aux roues gigantesques, croisons des lacs salés aux teintes pourpres et des troupeaux de vigognes qui fuient dès qu’on s’arrête pour les photographier.

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Nous passons 2 jours dans le camping où nous avons rencontrés Eliane et Jean Michel qui désormais continuent leur voyage dans le sud argentin. Un peu de repos, quelques courses et surtout un grand nettoyage du camping-car puisque nous avons l’eau et l’électricité à volonté, et une machine à laver à disposition, avant de continuer la traversée du pays.

Après une dernière halte à San Pedro d’Atacama où nous revoyons avec émerveillement le volcan Licancàbur au sommet enneigé qui tranche dans le ciel parfaitement bleu, le joli petit village aux maisons en pisé, l’adorable église coloniale, nous continuons dans le désert ourlé cette fois, par les Andes et la chaine de volcans dont quelques sommets sont encore plus blancs qu’il y a quelques mois en cette fin d’été au Chili. Dans les étendues immenses et arides, le sel, les minéraux colorent le sable de teintes pastel formidables, les lacs ont commencé à geler la nuit et sous le soleil matinal des fumeroles s’échappent à la surface de l’eau si limpide et calme que les hauts sommets alentours et les nuages s’y reflètent dedans.

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Le pays n’est pas très large (environ 200 km) et nous arrivons vite à la frontière du « Paso de Jama » que nous franchissons en moins d’un quart d’heure. Et oui.

Au revoir merveilleux Chili à la population si avenante, calme, réservée et tellement hospitalière et aux beaux paysages contrastés : le désert aride, le Pacifique d’un côté, la Cordillère de l’autre, des glaciers, des forêts, des vallons, des volcans et tant d’autres décors fantastiques aux couleurs sublimes.

Retour Argentine

Nous arrivons au Pérou par la petite frontière de montagne « Macara » vers 16h30. Le contrôle de police se passe bien puisque l’agent en faction nous demande de l’aider à rentrer sur sa messagerie hotmail car il ne connait pas l’ordinateur à son service et il veut envoyer un message. Il nous tamponne les passeports vite fait bien fait et retourne donc à son message. A la douane, juste en face, comme c’est jour ‘de fête’ il n’y a pas l’agent qui édite le « laisser passer « des véhicules étrangers et dès lors les choses se compliquent. Malgré la meilleure volonté des personnes présentes, aucune n’arrive à trouver le bon code pour notre camping-car. La nuit étant tombée, nous proposons alors, à leur grand soulagement, de dormir devant le poste de frontière et de finaliser les documents le lendemain matin. Le code sera enfin ‘trouvé’ après maintes appels et nous quitterons la frontière à 10 h avec les signes amicaux de tout le poste de police. C’était marrant.

Nous reprenons la même route qu’à l aller qui longe toute la côte Pacifique, puisqu’ il n’y a que celle là d’asphaltée sur toute la longueur, soit environ 3000 kilomètres. Nous retraversons les zones totalement désertiques, puis les oasis cultivées. Les vendages sont commencées, les champs d’asperges sont soigneusement travaillés, les rizières sulfatées, les piments ramassés (etc) ; ici, tout se travaille à la main et ce sont des centaines d’hommes, de femmes et même d’enfants qui s’agitent sous un soleil de plomb pour gagner très durement leur vie.

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En bord de l’océan, ce sont aussi des scènes de difficiles labeurs : pas de machine ni de mise à l’eau, les bateaux sont poussés sur des rondins de bois par des hommes qui se protègent le dos avec de simples écharpes. Ils partent ensuite, affronter les grosses vagues et s’éloignent de la côte pour jeter palangres et filets avant de réapparaître le lendemain, attendus par tout le village. Les plus riches achètent d’abord le premier choix puis les autres offrent leur service pour nettoyer, pousser, tirer (etc) afin de repartir avec du poisson.

Nous prenons aussi un peu plus de temps qu’à l aller pour regarder les pêcheurs des « caballitos de tortoras » qui passent la journée en mer et rentrent à la nuit tombée sur ces frêles embarcations de roseaux. Certains font de bonnes pêches mais la quantité n’égale pas celle des gros bateaux, aussi partent-ils tous les jours sur l’océan courageusement se battre contre les éléments.

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Et justement les éléments ; nous apprenons, par un vendeur d’eau au bord de la route, que le Japon a subit un grand séisme et le lendemain matin des panneaux lumineux nous informent d’une alerte de tsunami. Nous sommes engagés sur la panaméricaine et n’avons d’autre solution que celle de continuer. Sur cette portion de route, il n’y a que du désert, la mer et des maisonnettes par ci, par là mais aucune possibilité de joindre qui que ce soit. Nous traversons en plus une tempête de sable qui nous ralentit car des nuages de sable secouent le camping-car et s’agglutinent par endroit sur la route formant des obstacles (le filtre à air était bouché). Nous écoutons les radios locales et nous comprenons que le Pérou et le Chili risquent d’être touchés mais ils minimisent les risques encourus. Nous pensons à notre famille et savons bien qu’ils doivent s’inquiéter. Nous nous arrêtons au premier village rencontré et effectivement, notre messagerie est pleine d’informations, de demandes et de conseils ; Après les avoir rassuré nous reprenons rapidement la route afin de trouver un point un peu élevé : chose peu facile en bord de mer. Nous trouvons à la tombée de la nuit, un petit ‘bourg’ perché sur une colline qui surplombe l’océan et les habitants nous conseillent d’y rester pour passer la nuit en sécurité. Il n’y a pas d’électricité, tant et si bien que nous ne verrons pas la mer se retirer et la vague revenir (sans dépasser la côte d’alerte) ; le lendemain matin les gens nous ont raconté le mini tsunami et parlé d’un risque de nuage radioactif sur la même cote.

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Ces informations, nous ont dans l’immédiat, coupé l’envie de rester en bord de mer et de toute façon, à cause des grèves en France le départ du ‘Grande Brasil’ étant trop retardé pour que nous soyons de retour au 1er juin nous avons du changer de cargo. Nous embarquons le 5 avril sur le ‘Sao Paulo’, et nous avons encore de nombreux kilomètres à faire pour rejoindre Buenos Aires. Nous décidons de passer au Chili pour retourner au camping de Calama afin de nous y reposer.

samedi 19 mars 2011

Fin Equateur

Déjà 3 semaines se sont écoulées quand Guitoue et Marcou nous quittent pour regagner la France ; c’est évidemment trop rapide mais nous garderons tous des souvenirs merveilleux de ce séjour en Equateur et des rencontres que nous y avons faites. Catalina et Donovan nous escortent sur la bonne route avant de déposer Guitoue et Marcou à l’aéroport, quelques signes, des sourires malgré nos cœurs gros et nous continuons tous les deux à descendre vers le centre sud du pays.

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En ce week-end du début mars c’est le Carnaval en Equateur. De vendredi à lundi, les manifestions de rues sont nombreuses et la musique et les rires inondent les routes tout autant que l’eau que les gens jettent au passage des véhicules. Personne ne s’en plaint car il fait actuellement une chaleur lourde et ceux qui ne participent pas à asperger les passants vont se baigner dans les fontaines publiques, les rivières, les cascades ; c’est une grande récréation générale où tout le monde s’amuse, chante et fait la fête dans une ambiance « Bonne Enfant » très conviviale.

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Nous redescendons en empruntant la route de montagne qui devient souvent piste, longeant des hectares de bananeraies, des champs de canne à sucre, de café, d’ananas, des paysages verdoyants parsemés de quelques habitations très isolées, énormément de rizières à l’odeur envahissante ; nous dénichons sans arrêt des fleurs magnifiques, des arbres majestueux, des fruits abondants (cultures de manguiers) ; nous croisons quelques troupeaux et leurs gardiens, des petits villages paisibles et des habitants toujours souriants et étonnés de voir notre « casa rolante ».

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En vrac :

Nous avons beaucoup apprécié le foie gras et les deux pâtés que Guitoue et Marcou avaient amenés dans leurs bagages.

Il y a beaucoup de maisons sur pilotis en Equateur à cause de l’humidité (saison des pluies) et des bestioles (serpents, araignées et autres insectes).

Etonnés de voir de nombreuses maisons abandonnées tandis qu’on en construit ça et là des neuves on nous a expliqué qu’ici tout avait une âme, y compris donc les objets. Tant et si bien que lorsque tous les occupants d’une maison ne sont plus, la maison meurt elle aussi.

Les Equatoriens ont le sens de la famille et vivent toutes générations confondues sous le même toit sans se prendre la tête. Nous n’avons jamais vu quelqu’un se mettre en colère ou s’énerver mais de nombreux hamacs et même des brouettes aménagées.

Des combats de coq se déroulent partout et les gallinacés sont très bien traités jusqu’au jour de l’entrée de l’arène (nous n’avons pas souhaité assister au spectacle).

L’école primaire est désormais gratuite mais certains enfants n’y vont pas du tout ou irrégulièrement ; ils travaillent pour subvenir à leur famille comme au Pérou (gardien de troupeau, cireur de chaussures, vendeur de rue, porteur d’eau (etc).

vendredi 11 mars 2011

Il était un jardin ...

Il était un jardin…

qu’on appelait « les îles Galápagos » ou un rêve devenu réalité lorsque l’avion atterrit à l’aéroport de San Cristobal. La pureté des paysages naturels, la faune plus que surprenante, la flore richissime : nous sommes au paradis. Des grosses tortues marines qui se déplacent élégamment dans les fonds limpides à celles de terre qui vivent paisiblement dans des zones désormais protégées ; des colonies de lions de mer dont certains peuvent atteindre 250 kg et des otaries qui se promènent, se prélassent, se câlinent sur les extraordinairs plages de sable blanc , se détendent n’importe où dans les villes mais de préférence sur les bancs publics et sur les bateaux amarrés, ou bien encore nagent souplement parmi les touristes ; des centaines d’ iguanes marins et terrestres nullement agressifs, aux couleurs totalement différentes : noir, rouge et bleu , beige et gris ou jaune qui adorent se prélasser au soleil « comme des lézards », nager dans les baies transparentes et se réunir à l’ombre de quelques arbres ; d’autres lézards beaucoup plus petits se déplacent « en volant » et leurs couleurs surprenantes changent selon le milieu ambiant.

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On voit de gros crabes rouges et bleus, des « pingouins manchots » petits mais très agiles dans l’eau qui se reposent ensuite sur les rochers, et une immense variété d’oiseaux superbes : des fous à pattes bleus, des frégates ‘magnifiques’ dont le mâle gonfle sa gorge rouge pour attirer l’attention des femelles, des albatros, des pélicans, des cormorans et bien d’autres espèces toutes aussi splendides.

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On nage avec palmes masque et tuba dans des eaux turquoises et claires passant de un à vingt mètre sans s’en rendre compte tellement les fonds sont beaux et les poissons nombreux : on frôle des raies Mantas grandioses, des raies tigres dangereuses mais tellement gracieuses, des requins marteaux impressionnants, des poissons tropicaux aux couleurs vives, des coraux et des fonds merveilleux ; des squales plus grands que nous nous croisent tranquillement sans éveiller en nous la moindre crainte tellement nous sommes fascinés par ce que l’on voit.

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Lorsqu’on n’est pas dans l’eau on se promène sur les îles et malgré le soleil brulant on découvre des paysages volcaniques étonnants (coulées de lave lisse ou amas de rochers découpés), des sites réputés dont la fameuse post office de Floreana qui remonte à l’époque des baleiniers (les gens de passage prennent le courrier des villes ou pays de leur destination), une lagune d’eau douce où viennent se nourrir des flamants roses, des mangroves peuplées d’animaux, des falaises abruptes, des geysers impressionnants et des plages idylliques où les seules marques sur le sable sont celles des animaux et notamment celles des tortues qui vont creuser leurs nids dans les dunes, des plantations de café, de canne à sucre, des villages sereins (etc).

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C’est vraiment merveilleux. Nous avons visités six îles, profités d’un temps idéal et bénéficiés à bord de l’Estrella del Mar, d’un service, d’un hébergement, de repas et d’une organisation sans faille dans un groupe de 15 personnes très sympathiques ; cette croisière parfaite nous laissera à tous les quatre des souvenirs intarissables et une seule envie, celle d’y retourner avec nos enfants.

jeudi 10 mars 2011

Guayaquil

Avant de nous rendre en bord de mer, nous passons par Guayaquil afin de trouver un parking sécurisé pour laisser le camping car durant notre séjour aux îles Galápagos la semaine suivante. Une fois le prix négocié, le gardien du garage retenu, nous donne rendez-vous le samedi à 17 h et nous partons l’esprit tranquille vers la côte Pacifique.

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Nous découvrons de sympathiques petits villages de pêcheurs et passons de longs moments à regarder les hommes en file indienne tirer les filets hors de l’eau (le dernier lâche la corde et revient en premier, etc. En France ce système est encore utilisé et s’appelle « tirer la caluche »), et ceux qui plongent en narguilé et qui remontent leurs prises dans les embarcations fragiles balancées par les vagues : Sur les étals en plein air se vendent : beaucoup de « camarones », grosses crevettes qui se préparent ici en beignets légèrement épicés, des huitres énormes marinées dans du jus de citron, des dorades coryphènes, des milliers de lançons et bien d’autres poissons dont nous ignorons les noms. Nous profitons des belles plages et surtout de l’eau qui nous rafraîchit agréablement car la température extérieure atteint 38°. Le soir, les restaurateurs locaux nous accueillent chaleureusement (la langouste entière grillée coûte 6 euros !) et nous offrent l’hospitalité pour la nuit.

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Le samedi, comme convenu nous remontons vers la ville et la chaleur étouffante afin de préparer notre départ de lundi matin. Mais, lorsque nous arrivons au parking, le gardien a changé d’avis et refuse qu’on gare le camping car malgré les engagements qui avaient été pris. Nous voilà donc, en colère et errants sur les grandes avenues de Guayaquil à la recherche d’un stationnement dans une mégalopole inconnue, tentaculaire et réputée « dangereuse ». En nous dirigeant vers l’aéroport, nous remarquons alors un 4X4 rouge dont la conductrice et son jeune passager nous lancent des signes d’admiration pour notre véhicule ; dans la circulation dense, nous leur demandons de s’arrêter afin de nous indiquer un endroit pour nous garer et nous faisons alors connaissance de Catalina et de son fils Donovan : un ange et son chérubin. Incroyable, que cette jolie jeune femme et son enfant, abandonnent leur route, leur emploi du temps, leur temps tout court pour se porter à notre secours avec une spontanéité, un naturel, et une efficacité époustouflante. Guitoue, qui maîtrise le mieux de nous quatre l’espagnol, lui a expliqué la situation et en 5 minutes Catalina a téléphoné et reçu une réponse affirmative afin que nous puissions stationner le camping car dans l’enceinte du GOE (Groupe Opérations Especiales) soit notre GIGN national ! Elle nous précède et nous accompagne dans cette « forteresse » où vivent et s’entraînent ces policiers expérimentés. En fait, Catalina dirige une société de sécurité et connaît très bien le commandant du GOE et ses hommes qui nous accueillent gratuitement et gentiment et nous autorisent même à utiliser leur salle de restaurant, sanitaires et piscine d’entrainement (6 mètres de profondeur). Nous pouvons partir tranquilles aux Galápagos, voici un endroit où notre véhicule sera sans nul doute en sécurité.

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L’histoire aurait pu s’arrêter là mais non, en plus de nous rendre cet immense service, Catalina nous amène le dimanche à bord de sa voiture pour visiter les principaux sites de la ville : la superbe cathédrale, le parc des iguanes (le matin ces gros lézards préhistoriques descendent des arbres et se promènent dans le square au milieu des touristes avant de regrimper le soir sur les branches), le Malécon 2000 où stationne le bateau Henri Morgan sur le rio Guayas est une longue promenade comme la promenade des Anglais à Nice, le quartier chic de Guayaquil Samborondon avec sa galerie marchande « très huppée », le marché artisanal, etc. Journée superbe où l’on a encore apprécié la gentillesse et la disponibilité de Catalina.

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En ce lundi matin, jour de notre départ pour l’île San Cristobal, nous attendons le taxi qui doit nous mener à l’aéroport lorsqu’on a la surprise de voir arriver Catalina avec une casquette de chauffeur ; elle travaille mais n’a pu s’empêcher de nous servir de taxi une nouvelle fois et de nous accompagner pour les formalités à l’aéroport avant de nous donner rendez vous vendredi pour nous ramener jusqu’au camping-car : femme exceptionnelle qui a le cœur sur la main.

dimanche 6 mars 2011

Cotopaxi et Chimborazo

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Le cratère enneigé du Cotopaxi s’élance vers le ciel à 5897 m et domine un parc sublime. On atteint le parking à 4500 m par une piste d’une trentaine de kilomètre très chaotique à l’aide d’un 4X4 et d’un guide obligatoire pour pénétrer dans le site. Mais l’inconfort du chemin n’altère pas la délectation d’embrasser de tels paysages intacts, purs où vivent des chevaux sauvages, des lapins et des oiseaux.

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L’altitude élevé et le manque de souffle n’empêcheront pas Guitoue et Marcou de faire à pied les 300 mètres de dénivelé supplémentaires pour atteindre le refuge tandis que nous entamions la descente à travers « le pàramo ». Journée merveilleuse au bon air, d’autant que le soleil était de la partie sur le plus dangereux volcan des Andes, que nous avons veillé à ne pas réveiller !

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Nous montons des cols offrant des panoramas fantastiques et croisons des troupeaux de vigognes puis, redescendons dans les plaines cultivées, croisant de touts petits villages aux habitants surpris mais avenants ; au passage nous faisons de belles promenades dans la nature généreuse, dégustons des spécialités culinaires savoureuses : Humitas (maïs râpé cuit à la vapeur dans la feuille de l’épi), Llapingachos (boulettes de purée de pommes de terre mélangées avec du fromage), viandes à la plancha, bananes crus, cuites, frites (etc).

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Nous passons à nouveau devant le Chimborazo qui cette fois-ci est découvert et nous offre une vue unique sur son sommet blanchie par les neiges éternelles. C’est le sommet le plus éloigné du centre de la terre et donc le plus près du soleil. C’est hallucinant de beauté.

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L’Equateur est un tout petit pays (la moitié de la France) qui possède bien moins de traces culturelles que le Pérou mais nous sommes en permanence subjugués par ses paysages superbes et variés. Les Andes sont splendides et la chaine de volcans majestueuse ; la sierra offre des monts vallonnés très cultivés comme des milliers de jardins contigus et parfois verticaux ; l’Oriente, c’est la forêt amazonienne de l’Equateur à la végétation extraordinaire ; nous entamerons bientôt la côte pacifique et les Galápagos, à suivre donc.

samedi 5 mars 2011

Mindo

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Comme nous vous l’avions déjà dit dans le premier paragraphe concernant l’Equateur, ici la nature est exubérante ; rien d’étonnant avec le climat tropical chaud et humide et l’influence des Andes. Nous sommes à l’orée de la forêt amazonienne et la végétation est très abondante. Les plantes sont gigantesques, les fleurs sublimes, de toutes sortes et de toutes couleurs, les arbres variés et grandioses : des crotons aux feuilles rouges, jaunes et orangés, des balsas, sortes d’énormes roseaux (qui servent à la construction de radeaux, de charpentes et tant d’autres choses, des hévéas (arbre à caoutchouc) démesurés, des néfliers fructueux, des palmiers prodigieux, des orchidées sauvages, des arbres fougères (etc) c’est sublime.

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A Mindo, tout petit village au milieu de cette forêt dense, nous prenons une tyrolienne motorisée qui survole la canopée et nous laisse sur un versant où après une heure de marche nous découvrons de magnifiques cascades parmi cette jungle verdoyante. Beaucoup d’émotions et de sensations dans cette aventure inoubliable. C’est dans cette région, qu’ont élu domicile des milliers de colibris (une vingtaine de races). Ils virevoltent dans les jardins où sont installées des « mangeoires » afin de mieux les observer : merveilleux petits oiseaux aux couleurs chatoyantes, capables de faire « du surplace » grâce à la vitesse de leurs battements d’ailes et au contraire de voler à une vitesse fulgurante. Nous passons des heures à les admirer et à tenter la photo « divine ».

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dimanche 27 février 2011

Ibarra

Le cratère de Pululahua est presque en face le site du milieu du monde, il mesure 4 km de périmètre pour 300 mètres de profondeurs ; au fond, on aperçoit quelques maisons et des champs de cultures où les habitants n’accèdent que par un chemin de terre qui serpente à travers la montagne.

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En nous dirigeant vers Mindo, nous nous arrêtons dans l’usine à gaz Agipgaz afin de faire remplir notre bouteille argentine car ici en Equateur le détendeur n’est pas le même. Merci à Fred et Nathalie pour ce bon renseignement qui nous permettra de tenir jusqu’à notre retour au Pérou.

Nous partons maintenant pour Ibarra, dite la ville blanche (couleur des maisons ou nom donné par les noirs en désignant la ville habités par les blancs ?) cernée de paysages tropicaux magnifiques. Nous nous régalons d’arpenter les rues piétonnes animées, de contempler les monuments coloniaux majestueux, de déguster les plats typiques et les glaces locales, puis de nous reposer sur les places arborées où nous découvrons des variétés de plantes gigantesques et magnifiques.

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Nous ferrons ensuite le tour complet du lac Yahuarcocha, où nichent des centaines d’oiseaux entre les roseaux et les jacinthes d’eau fleuries ; on peut se promener sur le lac dans de rigolos pédalos et déguster de délicieux poissons frits dans les multiples guinguettes qui bordent la route en admirant les montagnes verdoyantes alentours, les champs d’arbres à tomates, (etc).

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Le jour de la Saint Valentin est très fêté ici aussi et partout dans les rues les roses sont à l’honneur ; il faut savoir que l’Equateur produit les plus belles roses du monde (les plus grosses) grâce aux conditions climatiques et à l’altitude, aussi en longeant les nombreuses propriétés de la région, l’envie nous a poussés à visiter une usine d’expédition. Nous nous sommes promenés dans les hectares de rosiers sélectionnés par couleur, et avons écouté attentivement les explications de notre hôte en nous extasiant devant la beauté des boutons et la longueur des tiges (pas moins de 1 mètre) Vous pourrez partager notre enthousiasme en découvrant dans la galerie photos les quelques bouquets que nous avons photographiés. Un enchantement.

NB : les bourgeons de roses sont recouverts d’une pochette en papier afin que les champignons n’abiment pas les pétales.

vendredi 25 février 2011

Milieu du monde et Otavalo

A une dizaine de kilomètres de Quito se trouve la petite ville de Calderon où l’on fabrique des figurines en massepain très travaillées, colorées et vernies qui servent de cadeaux ou de décoration de Noël et autre.

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Un peu plus loin, on croise la ligne de l’Equateur. Deux sites lui sont consacrés : l’un touristique où a été construit un monument (qui se situe en fait à 250 m du passage réel de la ligne), bordé d’une allée au 13 bustes de savants, un village colonial typique, des boutiques de souvenirs, des cafés (etc) et l’autre plus scientifique et beaucoup plus récent où une plaque d’acier indique au millimètre près « La Mitad del Mundo ». Nous avons donc pu poser un pied dans l’hémisphère sud et l’autre dans l’hémisphère nord sans grand effort.

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Nous continuons notre route vers le nord en faisant une halte à Otavalo, paisible village cerné de hautes montagnes où persiste les coutumes vestimentaires et culturelles les plus vivantes d’Equateur. La bourgade possède l’un des marchés les plus réputé du pays où l’on prend énormément de plaisir à découvrir l’artisanat indien, admirer les tissages superbes, les ponchos, les lainages, les chapeaux, tapis (etc), et un marché couvert alimentaire très vivant et coloré où abondent les légumes, les fruits, les pains, les viandes et autres. L’on y mange les spécialités locales dans des petites « loges » ’rustiques’ pour 1 dollar le repas et c’est excellent.

samedi 19 février 2011

Quito

Nous avons accueilli Guitoue et Marcou à l’aéroport et après une première soirée d’accoutumance au changement d’horaire, nous entamons dès le lendemain la découverte de Quito.

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La capitale équatorienne située à 2850 m, est depuis notre arrivée couverte d’une chape de nuages qui se dégage un peu en journée mais retombe systématiquement dans la soirée. Nous avons du mal a apercevoir les montagnes qui encerclent la ville avec les maisonnettes accrochées à leurs flancs et les deux hauts volcans (+ de 4600 m) qui la dominent. Cependant, il est très agréable de visiter le centre historique de Quito au départ de la place de l’Indépendance qui abrite le palais gouvernemental ; on se promène dans les petites ruelles étroites et pavées, bordées de superbes maisons coloniales aux balcons en fer forgé très travaillés, on découvre la basilique del Voto National (quasiment de la même hauteur que Notre Dame de Paris), de nombreuses églises richement décorées à la feuille d’or, des petites places arborées et fleuries, mais aussi d’innombrables commerces et restaurants (etc).

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De plus, nous avons eu la chance d’assister à la fête « de l’Oriente et des Galapagos » avec de multiples animations de rue, une procession sous les tambours de la fanfare locale, suivi par la foule en habits traditionnels. Un violent orage nous a délogés et nous sommes donc revenus au camping-car dans le Quito ‘moderne’ aux larges avenues et hauts immeubles, déserté en ce dimanche soir.

samedi 12 février 2011

Equateur

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Nous voici en Equateur. Nous sommes rentrés par la frontière de Huaquillas, tout au sud donc, sans aucun problème ni même une petite fouille.

Ce qui surprend, en entrant en Equateur , outre la propreté (qui fait vraiment défaut au Pérou), c’est cette plongée immédiate dans une végétation luxuriante ; très étonnant, après les zones désertiques du nord péruvien de se retrouver dans une telle verdure : nous reconnaissons en bordure de la route des plantes que nous trouvons en France mais tandis qu’elles poussent difficilement dans nos intérieurs , ici, elles sont géantes dans leur milieu naturel ; nous traversons des bananeraies dont les innombrables régimes sont abrités dans du plastique transparent, des champs de cacao couverts de grosses bogues brunes, des arbres immenses de toutes sortes, sur certains poussent des plantes grasses comme des orchidées, sur d’autres pendent des lianes , des papayes, d’énormes châtaignes (arbre à pain) , mais aussi des champs de café, de thé (etc) ; Au milieu de cette nature exubérante, on aperçoit des maisons sur pilotis, pour la plupart en bois, des usines d’expédition de bananes ou de cacao, et des rivières terreuses que les pluies abondantes en cette saison, rendent fougueuses. Plus nous montons vers Quito, plus il y a de cultures et d’élevage : on dirait que le moindre centimètre carré de montagne est travaillé et parfois dans des endroits très difficile d’accès surtout quand on sait que tout ou une grande partie en tout cas, se fait encore ici, à mains d’hommes ; c’est impressionnant. Nous pouvons aussi constater la déforestation abondante laissant de grands versants totalement rasé, qui seront à leur tout exploités par les industries agricoles voire même pétrolière ; ainsi va le monde ! Nous avons aperçu dans les nuages bas, le Chimborazo, le volcan le plus haut du pays avec ses 6310 m et son sommet enneigé mais sommes passés tout près du Cotopaxi (5897 m) sans le voir tellement la couche de brume était épaisse. Nous espérons pouvoir les admirer à notre retour. Pour l’heure, nous venons de nous installer dans un parking surveillé en plein centre du Quito Moderne afin d’attendre nos visiteurs en toute sérénité, car la capitale de l’Equateur (2850 m) s’étend sur un immense territoire au milieu d’un relief accidenté et la circulation n’y est pas facile du tout.

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En vrac :

Le prix du diesel est affiché à 1,03 $ (0,82 €) nous étions contents de le trouver à ce prix là et encore plus lorsqu’on s’est aperçus que ce n’était pas le litre mais le galon soit 3,8 litre pour 82 centimes d’euro ou 0,21 € le litre : C’est énorme comme dirait Christophe.

On traverse toute la capitale en taxi pour 3 $ / 1 assiette garnie (viande, légume, riz) = 2,20 $ /Nous n’avons pas encore noté beaucoup de prix mais nous avons déjà constaté que la vie est plus chère qu’au Pérou mais bien bien moins qu’en France/Nous avons comparé de nombreuses agences de voyage afin de trouver une croisière de 5 jours pour les Galapagos avec la visite de 6 îles. Nous sommes satisfaits car les prix « last minute » d’ici sont moitié prix que ceux proposés en France pour une qualité supérieure.

vendredi 11 février 2011

Fin Perou

Nous montons rapidement car nous devons être à Quito le 12 février pour accueillir la sœur et le beau frère de Michel qui viennent visiter l’Equateur avec nous.

De Lima vers la frontière, la panaméricaine traverse de grandes parties, très sales, de désert de sable et de savane ; des paysages austères inondés de déchets et résidus : bref, l’endroit n’est pas terrible. Puis, tout au nord, on découvre des oasis verdoyantes abritant d’immenses rizières, des cultures d’asperges, des champs de canne à sucre, de plus en plus de bananiers et de cocotiers. La route borde à nouveau le Pacifique et bien qu’une majorité des plages de sable blanc soient encore inexploitées et occupées par des centaines de crabes rouges, certains petits villages proposent des « haltes touristiques » ; C’est ainsi que nous avons passé 2 journées dans l’hôtel/camping ‘’des 3 puntas’’ à Zorritos à 70 kilomètres de la frontière équatorienne au milieu d’un cadre de rêve. Nous avons trouvé des pêcheurs courageux qui affrontent les vagues sur des embarcations en roseaux pour ramener quelques poissons.

Voici pour vous un « vrac » de photos péruviennes:

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